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mardi 3 février 2015

Massacre 3








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Résumé :  Bon ... faut s'y mettre.



Non seulement il pleuvait sans discontinuer sur la ville, mais en plus un vent mauvais menaçait de se lever sur la cité. Une cité pourtant gratifiée de « quatre fleurs » par le jury des villes fleuries, ce qui annonce une bourgade paisible, aimant le jardinage. Curieuse occupation que cette activité qui consiste à faire pousser d'un côté et à arracher de l'autre. A traiter aux pesticides à tour de bras tout en prétendant aimer la nature . Pire encore une passion qui incite à participer au concours de la plus grosse patate ! Faut-il être perdu tout de même !




Donc quand Plouendec Karantec, le dentiste ami, proposa, comme chaque soir, une partie de tric-trac au café des arts, ce fut pour le journaliste du Courrier de la République, la seule éclaircie de cette journée morne. Il pleuvait sur Thouars depuis cinq semaines ! Depuis que le président de l'office de tourisme, après cinq années d'obstination, avait enfin signé un partenariat avec la ville voisine : Bressuire. Bressuire : capitale de la pluie et du brouillard ! Les cieux avait choisi leur camp. Il faut dire qu'à Bressuire, contrairement à Thouars, on va à la messe, on a donc l'oreille du bon Dieu, mais il doit être un peu sourd.

Il commençait bien ce jumelage !

« Aux arts citoyens » beugla Karantec. Balthazar glissa son carnet de notes dans sa poche, brancha le répondeur téléphonique, ferma la rédaction, traversa la rue et se trouva attablé au café des arts. La vie est parfois d'une extrême simplicité. Deux verres de Duhomard ( l'apéritif de Thouars, en vente partout en ville) furent servis et l'on sortit les dés. La lumière était douce... disons plutôt que Sophie, la patronne du bistro, économisait sur la puissance des ampoules. Il n'empêche, la lumière incitait à la confidence. Justement à la table à côté deux types parlaient. Déformation professionnelle, Balthazar tendit l'oreille, d'ailleurs il était en train de perdre la partie de tric-trac et ne s'intéressait plus guère au score. De surcroît il s'était installé comme de coutume à une table placée au coin droit du bistro, une place qui, par les effets mystérieux de l’acoustique, permettait d'entendre fort aisément les conversations tenues par les voisins. On n'est pas journaliste sans quelques défauts dont le premier est certes l'alcoolisme furieux, mais également la curiosité avide. Il entendit donc parfaitement le murmure de ces deux lascars. Et ce n'était pas sans intérêt.



A SUIVRE.

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