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samedi 31 août 2019

La phrase romanesque


Vous n'avez pas le temps de lire ? La phrase romanesque est là pour vous aider, elle est vite lue et votre imagination fait le reste tout au long de la semaine.


Il est mort en baillant !


mercredi 28 août 2019

J'rai su rester simple (8)

A lire comme une sorte de roman moderne.

Kevin plus tard, si je me souviens bien, a ouvert une charcuterie hallal, mais il a fait faillite assez vite. Comme je dis toujours : « celui qui est ébloui est aveuglé ».

Heureusement Kevin était plus singulier que pluriel, il reprit ses études et devint une sorte de philosophe. Il disait : « l'anarchie c'est le contraire de la mauvaise herbe, elle se propage difficilement ». C'était un chic type quand même. Il boitait des deux jambes, mais cela ne se voyait pas. Mais comme tous les gars il couinait : « ma femme me dit qu'elle n'a plus de place pour ses affaires dans le placard et dix minutes plus tard elle me dit qu'elle n'a rien à se mettre. » J'avais épousé Kevin.
( A suivre)


mardi 27 août 2019

J'ai su rester simple ( 7)

A lire comme une sorte de roman moderne.

Je vous le confie, mais que cela reste entre nous : je suis le meilleur ami de mon corps, il peut compter sur moi, et moi je peux compter sur lui ; entre lui et moi c'est à la vie, à la mort.

J'avais une amie au collège, elle s'appelait Kimberlé. Elle a filé aux toilettes lire sa lettre d'amour. Si je me souviens bien c'était une lettre de Kevin, il était en 4e. L'amour est une curieuse aventure quand on y pense. Dieu chasse Adam et Eve du paradis et qu'est-ce qu'il leur donne en guise de passeport : un slip ! Je pense que Dieu ne savait pas quoi donner d'autre... Dieu a sûrement des qualités mais il est nul en cadeau !

J'ai retrouvé la lettre de Kevin beaucoup plus tard dans une poubelle du collège il avait écrit «Kimberlé ma chérie : j'ai mis « toi » sur une case d'un mot qui compte triple au Scrabble, c'est dire si je t'aime ». Elle a hésité à lui répondre, je comprends, je suis pareille : dans le doute je préfère quand même hésiter.

(A Suivre)


lundi 26 août 2019

J'ai su rester simple (6)



A lire comme une sorte de roman.

Savez-vous que la cornemuse est vouée au diable ? Non ? Tant pis.

Où j'en suis ? … Heu … J'ai oublié que j'avais de la mémoire... Ah oui. Connaissez-vous l'histoire de l'amnésique ?
C'est un amnésique qui va chez le docteur :
_ Docteur je suis amnésique.
_ Bien … depuis quand ?
_ Depuis quand quoi ?
Un jour les distributeurs de billets sont apparus sur les murs des banques. A Thouars... vous voyez où est Thouars ? Non ? Bon... c'est à l'Est de Bressuire. Vous ne savez pas où est Bressuire … c'est bien normal, je ne vous en veux pas ! Par exemple à Noël les gens de Bressuire mettent leurs coquilles d'huîtres dans la poubelle du voisin, à Thouars c'est le contraire, l'habitant va chercher les coquilles d'huîtres dans la poubelle la plus proche pour faire croire qu'il en a mangé... Donc une vieille dame est venu retirer 100 F sur son compte, une minute avant elle avait 900 F. « Ah ce sont bien des voleurs ces banquiers » protesta-t-elle « ils me disent qu'il ne me reste que 800 F alors que j'ai 100 F de plus dans la main ! »
( A suivre)




dimanche 25 août 2019

J'ai sur rester simple(5)

A lire comme une sorte de roman moderne.

Mes parents ne l'ont jamais su, mais j'ai été adoptée. Je les aime quand même mes parents. Et eux aussi je crois qu'ils m'ont aimée. S'il faut parler d'amour, je veux bien. Mais gare ! Dans une gare … y a un chef de gare … et c'est bien connu il est cocu ! En même temps être cocu des fois c'est mieux. On n'a pas tondu les cocus à la Libération ! A la libération on a fait le ménage, on a foutu quelques collabos au poteau. Mais pas trop. He oui, il fallait bien encore des juges pour juger … Paul Didier fut le seul. LE SEUL ! magistrat français à refuser de prêter serment à la personne du maréchal Pétain. Je ne sais pas si il y eut de vrais poètes collabos, mais j'en connais qui furent résistants comme René Char qui disait à ses hommes : « l'ennemi nous redoute, il ne faut pas le décevoir ! »

Bon... je vois que parler de peloton d'exécution, ça plombe un peu l'atmosphère. Changeons de sujet.

( A Suivre )

Paul Didier

samedi 24 août 2019

La phrase romanesque : à cette époque les anarchistes suscitaient la liesse

Quand les anarchistes étaient accueillis par une foule en liesse à Paris

1944

Le 23, la 2e DB est en route vers Chartres et Rambouillet, épaulée par la 4e division d'infanterie américaine.  Le lendemain soir, une foule en liesse accueille à l'Hôtel de ville un détachement blindé commandé par le capitaine Raymond Dronne. Des noms de ville espagnoles sont inscrits sur les chars conduits par des républicains antifranquistes de la 9e compagnie, dite "Nueve". Venus participer à la libération de la France, les Espagnols de la Nueve, souvent anarchistes, étaient 146 quand ils débarquèrent en Normandie, et moins de vingt à la fin de la guerre.

mercredi 21 août 2019

J'ai su rester simple (4 la suite de la suite de la suite)

A lire comme une sorte de roman.

Qu'est ce que je disais déjà ? C'est pas la messe …
Tiens à propos de la messe, vous y allez ? Moi je l'écoute le dimanche à 10 heures France Culture. Bon, au début ça chante, c'est moyen. Après y a quelques trucs que je n'entends pas parce que c'est l'heure de ma toilette et que je me lave les dents. Après donc il y a la lecture d'un minuscule bout d'évangile. C'est le même dans toutes les églises ce jour-là. Le curé dit ensuite un commentaire, on appelle cela l'homélie. C'est très souvent d'une bêtise d'adjudant, genre : « faire le bien c'est bien, faire le mal c'est mal ». Pouf, pouf un signe de croix et je te torche l'affaire. Après quelques propos qui ne mangent pas de pain, on avale l'hostie … Pendant ce temps le type qui joue de l'orgue improvise. C'est horrible, cela me rappelle l'anecdote sur Georges Migot. Comment ? Vous ne connaissez pas Georges Migot ? ?? Mais c'est LE compositeur de Parthenay. Comment ? Vous ne connaissez pas Parthenay ? Bon … Vous voyez Pougne-Hérisson ? Non plus … Bon … en gros, c'est entre Le Tallud et la Ferrière-en-Gâtine.
Donc Migot se rasait quand ça femme lui a dit « mais maître... ( oui elle l'appelait maître en toute simplicité) maître vous travaillez déjà ? » . « Mais non ! » répondit le maître agacé. Alors ils allèrent voir de concert ce qu'était ce son étrange. C'était le chat qui se baladait sur le clavier... L'épouse avait confondu le maître et le greffier !

Bref au moment de la communion, à la messe, sur France Culture, la musique est d'une telle laideur que je pense que l'organiste est parti boire un coup au ciboire ou au café le plus proche, et qu'un chat assure l'intérim.
(A suivre)


mardi 20 août 2019

J'ai su rester simple (3 suite de la suite)

A lire comme une sorte de roman.

Je vous le dis il faut se méfier des écoles.
L'école publique et obligatoire a conduit une génération de gosses dans les tranchées. « Il faut reconquérir l'Alsace et la Lorraine » ont ressassé les instituteurs à moustache et à longueur de cours ; et puis après ils ont fait chanter « et la France eniiiiivréeeee te salue Marééééchaaaaal » alors qu'on envoyait des gosses à Drancy et dans la chambre à gaz. C'est à pleurer.

Et aujourd'hui les instits puent des pieds et de la gueule ! Quand ils n'ont pas une queue de cheval ! Oui ! Parfaitement !

Si l'école doit faire des patrons et des banquiers mieux vaut la brûler! L'école doit faire des hommes libres et heureux. L'école n'est pas la discipline. Faut-il finir bûcheron pour reconnaître un chêne rouvre d'un hêtre ? C'est à chialer.

L'armée, ça oui, ça c'est la discipline. JE SUIS POUR LA CONSCRIPTION ! Un an sous les drapeaux pour toucher à l'os l'école profonde de l'absurdité absolue. On y apprend que devant la connerie il n'y a pas de noirs, pas d'arabes, pas de bourgeois, pas de juifs, pas de jaunes ; il n'y a que des bleus bites ! Plus l'adjudant est con, meilleur c'est. C'est comme un vaccin. Au début on regarde cela avec surprise, cela fait mal bien sûr, et puis on découvre que ce niveau de connerie est si rare qu'il en devient une valeur. On découvre que : « ah … mais c'est chaque jour plus con ? » Et oui ! Et chaque jour apporte sa couche de stupidité. C'est … fascinant. Comme l'univers cela n'a pas de limite...
( A suivre)


lundi 19 août 2019

J'ai su rester simple (suite, 2)

A lire comme une sorte de roman.

Un ami me disait il y a peu : « attention, le contremaître n'est pas contre les maîtres , il est pour ! ».

Tous les mots sont piégés comme les poupées dans les villes après le passage de Daesh. Par exemple le mot : pécher. Il veut dire en réalité manquer sa cible, et non contrevenir à de fumeuses règles. Par exemple : tu attends ton amoureux à cette porte et il arrive par la porte de derrière, alors tu l'engueules parce qu'il n'a pas pris la bonne porte ! Tu es contente mais tu l'engueules ! Alors oui ça c'est pécher, ce n'est pas manger du pied de porc le vendredi ! Pécher c'est d'abord une question de porte.
Tout ça c'est la faute de Saint-Paul. L'apôtre. D'abord apôtre... mon œil ! Il a vu Jésus sur le chemin de Damas, bien après la mort du messie. Un pote m'a dit : « sur le chemin de Damas ça cogne dur, tu passes entre deux falaises, il fait 50° ! Si t'as bu un p'tit coup, c'est sûr t'as des visions. Même à jeun t'as des visions. » Alors comme apôtre, Paul, on fait mieux entre nous. D'ailleurs quand Judas a été disqualifié il manquait un apôtre alors ils ont tiré au sort entre deux candidats : Barsabas ( pas Bartabas!) et Matthias. Matthias a gagné au tirage et Barsabas est allé ce gratter. Tout ça pour dire que Saint-Paul n'est pas plus apôtre que Dédé des Ripaudières ou Gérard de La Boissière-en-Gâtine. En plus Saint-Paul dit que les femmes doivent être voilées et que si elles ont une question, elles doivent la poser à leur époux et surtout pas en assemblée !
Bien après Saint-Paul est arrivé : le MLF  ! Il a fallu attendre 2000 ans, en gros. Elles sont patientes les femmes, y a pas à dire.

( A suivre)

dimanche 18 août 2019

J'ai su rester simple (1)

Texte pour un vague projet de spectacle avec "M" ( pas le chanteur, quelqu'un d'autre), à lire comme une sorte de roman.

Etre drôle, quoiqu'on dise, ce n'est pas un métier de fainéant, je vous le dis. Allez courage, au boulot !
C'est gentil d'être venus. Sans vous je passais la soirée seule. Kevin m'a quittée. Il est devenu homo et il est allé vivre avec Kimberlé qui entre temps a changé de sexe ...bref c'est une longue histoire.
Et … on a beau être seule, cela fait des frais quand même !
Ah je voulais vous dire aussi avant de commencer : je suis quelqu'un de très ordinaire ... comme tout le monde … comme vous en fait.
Ah aussi ! ne soyez pas surpris : à la fin du spectacle, je ne saluerai pas, je me suis fait un tour de reins et je ne peux pas me pencher. Et puis j'ai la nuque raide aussi, mais cela depuis ma naissance.



Je suis née à l'envers les pieds en avant, comme un parachutiste ! La sage- femme a été bien surprise de prendre un bon coup de latte dans sa sale petite gueule. Moi je ne lui avais rien demandé, j'étais bien là-bas, dans le plérôme, ce lieu sans rien avec tout. Là bas, sans dualité, nous ne sommes ni homme ni femme.
Il m'a fallu un an avant de découvrir que je n'étais pas ma mère et … beaucoup plus avant de savoir que j'étais une femme... ou bien un homme … je ne sais pas très bien encore. J'aime planter des clous, je suis un homme ? J'aime mettre des jupons, je suis une fille ? J'aime la bière, je suis un homme ? J'aime faire la sieste, je suis une fille ? J'ai des caprices ... Et il m'arrive d'être jaloux, heu... jalouse ... heu ...Je n'aime pas faire le ménage, je n'aime pas obéir au contremaître suis-je une fille ? Ou un gars ?
( A suivre)

samedi 17 août 2019

La phrase romanesque


Vous n'avez pas le temps de lire ? La phrase romanesque est là pour vous aider, elle est vite lue et votre imagination fait le reste tout au long de la semaine.

Aucune arme ne porte mon nom ... ouf !
(Balthazar Forcalquier)


vendredi 16 août 2019

mercredi 14 août 2019

Dans la coulisse

Dessin de Topor

Des fois il faut trouver des idées. Et parfois on revient bredouille. Pas grave ! Demain ça recommence, souvent il suffit de pas grand chose pour que le texte se déroule sans accrocs majeurs. C'est bizarre. Des fois c'est fatigant, on aimerait bien avoir une imagination moins impérieuse ... Mais c'est plus fort que soi. Ce qu'il faut, absolument, c'est noter l'idée qui passe, quitte à la déplier plus tard, car il n'y a rien de pire qu'une belle idée qui s'est échappée et qu'on ne retrouve plus. Souvent, à la place on adapte un ersatz moins flamboyant, bancal, laborieux, pour tout dire moche, et on finit par le jeter. Et ça, ça c'est cruel !
Voilà c'est tout



mardi 13 août 2019

Au musée de Tours


Au musée des beaux arts de Tours ( belle collection de peintures hollandaises) ils ont trouvé un moyen élégant pour dissuader le visiteur de s'asseoir sur les sièges anciens. Simple et efficace !

lundi 12 août 2019

Un petit reproche à Gracq

J'aime beaucoup, beaucoup, beaucoup Julien Gracq mais il n'est pas sans reproche, en voici la preuve.
Dans "les Carnets du Grand Chemin" il évoque en quelques mots une route des Deux-Sèvres : "Pour quelques unes (les routes) , leur coloration à jamais joyeuse ou sombre est liée à l'attente, à l'anticipation de tristesse ou de bonheur sur laquelle elles s'ouvraient la première fois que je les aies prises : telles les gaies montagnes russes, toujours humides, sous le tunnel des branches entrecroisées, de la route pourtant sans pittoresque qui joint Bressuire à Champdeniers."

Gracq cite Bressuire et pas un mot sur Thouars !  Je viens à son secours en toute amitié en apportant cet additif à son texte .
"Tel ce ruban de queue qui perce la plaine à l'Est de Thouars et file à travers les menhirs vers Poitiers, sans un regard sur la belle église perdue Saint-Martin de Noizé échouée dans les blés en raison de la peste noire qui ravagea le village, une route qui semble nostalgique de l'ancienne voie romaine avant même l'arrivée du christianisme dans ces régions perdues."


dimanche 11 août 2019

Anatole

Anatole France évoque Balthasar

"En ce temps-là, Balthasar, que les Grecs ont nommé Saracin, régnait en Ethiopie. Il était noir, mais beau de visage. Il avait l'esprit simple et le cœur généreux. La troisième année de son règne, qui était la vingt-deuxième de son âge, il alla rendre visite à Balkis, reine de Saba. Le mage Sembobitis et l'eunuque Menkéra l'accompagnaient. Il était suivi de soixante-quinze chameaux, portant du cinnamome, de la myrrhe, de la poudre d'or et des dents d'éléphant. "

"Noir, mais beau de visage" ... Anatole est un peu con con des fois. Comme Jules Ferry raciste qui disait: " Il faut dire ouvertement que les races supérieures ont un droit sur les races inférieures." Ou comme Voltaire favorable à l'esclavage ! 


samedi 10 août 2019

La phrase romanesque


Vous n'avez pas le temps de lire ? La phrase romanesque est là pour vous aider, elle est vite lue et votre imagination fait le reste tout au long de la semaine.

Il existe du contemporain dans la peinture 



Il existe du contemporain dans la musique


Il existe du contemporain dans la sculpture


Il est temps d'inventer du contemporain dans la poésie : je commence

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Ah quelle émotion !

mercredi 7 août 2019

Humbles souvenirs

Le collège de Thouars, l'un des plus beaux collèges publics de France, fut jadis une prison.

Des bandits, des monte en l'air, des escrocs (droits communs), des anarchistes (politiques) y furent enfermés. On occupait la chiourme dans des ateliers de production de boutons de nacre.
On retrouve parfois dans les environs immédiats des vestiges de cet modeste industrie.






mardi 6 août 2019

Le clown est abscons


Dessins Louie Travis

Le clown est bizarre. C'est d'ailleurs une vie bien étrange et solitaire que celle de clown ( même si on sait jouer de la trompette !). Si le  clown fait rire , qui fait rire le clown ? Jimmy Pompon était clown et cyclope de surcroît. C'était un clown qui faisait peur d'abord et rire ensuite. Il était très sollicité en dépit de ses exigences considérables. En effet il demandait un cachet énorme, ensuite il voulait une loge tendue de noir, et des bouteilles "d'enfant terrible" de Nicolas Reau 2013  (exclusivement), et un miroir sans tain, et mille autres caprices de ce genre : des dragées, de la confiture de framboise, un exemplaire de "Mein Kampf" aux toilettes ( pour s'essuyer), etc, etc. Tout manquement au contrat était motif de rupture. Ce n'était pas drôle. Il s'était marié plusieurs fois,
avec la femme escargot



Puis avec la femme fumée



Puis avec la femme interrogation

Plus personne n'eut jamais de nouvelles d'elles. A l'heure du dernier soupir Jimmy avoua les voir tuées pour incarner cette phrase incompréhensible : "L'escargot est parti en fumée, étrange non ?". Ce qui ne fit rire personne. Les clowns sont bizarres.

Voilà c'est tout




lundi 5 août 2019

L'extraordinaire (et très ordinaire) destin de "petite fée"

Dessin Louie Travis


Entre nous, nous l'appelions "petite fée", les flics l'appelaient "vilaine petite guerrière". Il faut dire qu'elle leur en a fait baver aux cognes. Elle avait inventé une sorte de bombe à base de vomis et d'excréments ( elle récupérait cela dans une maison de retraite dont elle connaissait l'infirmière) , cela produisait une sorte d'infecte liqueur qu'elle projetait sur les CRS avec un compresseur installé sur son scooter. Elle appelait cela " cocktail humain". Elle n'a jamais porté un coup. 


Elle aimait aussi attirer les patrouilles dans un couloir où avaient été suspendus des seaux de bleu de méthylène (  elle avait volé ce colorant dans un labo pharmaceutique) ; elle le remplaça ensuite par de la poudre à éternuer ( elle avait empruntée le produit dans une usine de farces et attrapes ). 
Les argousins la redoutaient, aussi quand ils mirent la main sur elle dans une embuscade... elle dérouilla. Mais dans la troupe un tendre policier la releva, la soigna, lui murmura ces mots doux que nous n'avions jamais osé lui chuchoter par timidité et crainte du ridicule. Elle tomba amoureuse, elle se maria, elle eut cinq enfants beaux comme des dieux. Un jour, elle était là, au rayon des couches, elle était entourée de sa marmaille et riait aux éclats. Je  suis resté caché derrière une pyramide de boites de sardines. Je n'ai pas osé bougé, et je suis parti sans amorcer la bombe remplie de "cocktail humain" que j'était venu déposer dans cette grande surface, symbole du capitalisme. Je ne l'ai pas fait pour ne pas faire peur à ses enfants, ils étaient si joyeux avec leur maman. J'ai juste dit aux camarades que l'amorce n'avait pas fonctionné.

Voilà c'est tout.



dimanche 4 août 2019

Harmonie


Merci Mado

Les choses nécessaires coûtent peu, les choses superflues coûtent cher.” (Diogène)
"Le pauvre n'est pas celui qui a peu, c'est celui qui n'a jamais assez !" (Sénèque) 

samedi 3 août 2019

La phrase romanesque

Vous n'avez pas le temps de lire ? La phrase romanesque est là pour vous aider, elle est vite lue et votre imagination fait le reste tout au long de la semaine.

L'avarice est la seule passion qui ne coûte rien !

(Balthazar Forcalquier)


vendredi 2 août 2019