Les archives de ce blog sont à voir sur "Sapristi Balthazar over-blog.com"

jeudi 26 février 2015

massacre 19


19

Résumé : Le merlot, c'est bien le merlot pour écrire, tanique sans être brutal, il est comme le cabernet franc riche en évasion ; son seul handicap c'est qu'il provoque trop d'adverbes. L'adverbe c'est comme l'alcool, il en faut, mais pas trop.


_ Jeudi dernier ? Qu'est-ce que je faisais en gros ? Ben... comme d'habitude, mon boulot ! Je ne me souviens pas il suffit d'aller voir l'agenda de la rédaction. Et le soir j'ai joué sans doute au tric-trac comme d'habitude avec le dentiste Plouendec Karantec. Il te confirmera, même si les gens pensent qu'il ment comme un arracheur de dents... (Silence lourd comme le sont les silences pathétiques).
_ Tu crois que c'est l'heure de plaisanter ?
_Mais tu t'imagines bien que je ne suis pour rien dans cette histoire. Legrandu tu me vois violer et tuer une fillette ?
_ On va vérifier tout cela. Montre moi ton carnet de notes, je sais qu'il ne te quitte jamais.
_ Ben justement … je l'ai perdu. J'étais chez Louis Grandclerc quand je me suis aperçu de sa disparition.
Legrandu soupira. La défense de Balthazar était pathétique comme ses silences.

Tous deux prirent une auto de service banalisée et se rendirent au journal.
Heureusement la secrétaire était rentrée chez elle en laissant sur le bureau de Balthazar une note longue comme le bras. On l'invitait à rappeler d'urgence Niort, son chef ( douze mentions), le chef adjoint (huit appels), le cul de plomb ( secétaire de rédaction, celui qui met en page et n'a jamais mis les pieds sur le terrain, ce qui ne l'empêche pas d'avoir des avis très autorisés sur ce que disent, ce que pensent, ce que veulent les gens, bref... un vrai con). L'inspecteur de police et le journaliste cherchèrent ce foutu carnet de notes. Ce fut un peu long car une rédaction est une manière de capharnaüm. On y trouve de tout : 68 bouteilles vides, 4 pleines, une enveloppe avec de l'herbe dedans, une très vieille boite de préservatifs pas entamée, des rubans tricolores ( ceux qu'on donne aux inaugurations), des bouchons en pagaille, des stylos entamés et mâchés, deux ou trois lettres d'insulte... bref toute une vie pathétique de journaliste.
_Bîîîîp fit le Mufax, cet appareil dont on a déjà parlé et qui est bavard. Il transmet des informations. C'était justement la morasse qui tombait. La morasse est cette esquisse de la page du lendemain.
Legrandu s'y pencha et lut ce que lecteur était sensé découvrir à J+1 c'est à dire, justement, si on va par là, le lendemain.
A savoir :
un billet 

_ Tu vas encore te faire un copain : le receveur principal de la Poste ! Constata Legrandu.
Balthazar leva les yeux au ciel. Sur la page il y avait aussi ( comme d'habitude) un départ en retraite de cheminot, un autre sur une noce de diamant, encore une ! ( 60 ans de mariage !!! Putain 60 ans avec le même mec et la même gonzesse …) et le papier de tête ( ce qui est en haut de page) sur deux anciens résistants déportés héros simples et lumineux, Gérard Pichot et Robert Sibileau, etc.

Il poussa un carton plein de vieilles photos et trouva derrière, le carnet de notes, sous un sandwich entamé !
_ Ah tout de même ! Voici l'autre partie du puzzle !
_ Un puzzle à deux pièces tu me fais un beau champion !
Legrandu foudroya du regard Balthazar
A Suivre lundi...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire