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lundi 18 janvier 2021

En Saumurois mine de rien

 



La Loire là-bas qui se moque bien de nous. Les nuages là-bas qui vont comme des "oiseaux de passage". Des cheminées modestes qui veillent maternellement sur les feux de bois et, là-devant, les humbles jardins chéris comme des enfants entre deux parties de boule de fort. Le Saumurois n'a pas besoin de Pernambouc, contrairement à moi.
Voilà tout.

dimanche 17 janvier 2021

L'âge du (savoir) faire

 

J'en connais plus d'un ! Ces gars qui grommellent penchés sur leur hydromel. Certains, c'est vrai, sont des artistes et font des graffiti sur les murs des toilettes.




 

samedi 16 janvier 2021

La phrase romanesque

 Avec un détecteur j'ai retiré la fève de la galette, on peut désormais la manger, on est tranquille, il n'y aura pas de roi.

(Balthazar Forcalquier)





vendredi 15 janvier 2021

L'aphorisme de la semaine

 Proverbe local : la poule peut avoir bien des tracas, mais elle n'a jamais mal aux dents.

(Balthazar Forcalquier)

mercredi 13 janvier 2021

Mémoires en vrac (4)



La guerre du Larzac était déjà finie quand on est arrivé en stop avec mon pote Riton. Duvet et gamelle dans le sac à dos, et gourdes en cuir achetées au "Vieux Campeur". 

Les babas cools, nous les appelions entre nous  les "chtuoua" ( abréviation de "Tu vois" qui était leur tic de langage comme en ce moment on entend "en fait" ou "voilà" à tout bout de champ.)

- Non paceque chtuoua la société elle est pourrave, non mais chtuoua tu m'vois fonctionnaire ? Chtuoua mais je prèfère jouer du dulcimer chtuoua.

Les filles étaient jolies avec leurs longs cheveux et leur longue jupe à fleurs. Nous avons traversé une communauté. Elle avait fait un choix déterminant.

- Non chtuoua c'est trop cruel chtuoua. On avait deux cochons : Riri et Poupette. Chtuoua quand il a fallu les tuer chtuoua j'te jure on a pleuré. Alors maintenant on en a deux autres, on les a appelés Hitler et Pinochet. Ce sera plus facile chtuoua.

mardi 12 janvier 2021

Une stupéfiante découverte archéologique


Des textes très anciens disent qu'ici une petite ville avait été bâtie, elle s'appelait semble-t-il Tuar ou Touar. Le Pr XCW 78654 archéologue prestigieux vient de découvrir sur ce site un objet très étonnant qui fait l'admiration de la planète. Il a bien voulu nous confier son sentiment : " ^pofofz    nfoijfôifj    aoif    aofh    aaohafoi^coiqcîJÖIZEJCpopofp$o vpojz TUAR b ùkbkqbù $pkvbklvqùm,vs lnllknùlknnl"
Traduction :
"Je pense qu'il s'agit là d'un objet religieux, une sorte de fétiche en hommage à une divinité. Le métal et le bois symbolisent probablement le lien entre le vivant et le minéral. J'imagine que ce dieu devait faire l'objet d'un culte fort répandu car nous avons trouvé ici à TUAR (comme on disait en ces temps reculé) de très nombreux témoignages semblables mais ils étaient jusqu'alors brisés et incomplets c'est le premier que nous trouvons en si bon état".

 

lundi 11 janvier 2021

Mémoires en vrac (3)

 https://www.youtube.com/watch?v=svitEEpI07E


Ce fut alors une bien curieuse aventure. Revues de paquetage avec la serviette pliée parfaitement au carré et qui devait être parfaitement sèche cinq minutes après la douche ... Revues de PM (pistolet mitrailleur) qui devait être parfaitement dégraissé et dont on plongeait la culasse dans l'eau bouillante, après ça l'adjudant pouvait toujours passer avec ses gants blancs pour vérifier la propreté de la pièce. Repasser parfaitement sa chemise avec les cinq plis règlementaires espacés au millimètre près, naturellement sans fer à repasser mais avec une bouteille remplie d'eau chaude. Passer sous un char qui avance. Fixer les détonateurs avec les dents sur les mèches lentes. Il se disait à l'époque dans les couloirs que l'armée avait droit à 7 % de perte. 7 % on trouvait cela parfaitement raisonnable.
L'officier venait aider celui qui n'en pouvait plus après 50 km de marche en une nuit, il l'allégeait de son fusil pour l'encourager. 
La première fois que je suis sorti après deux mois de classe (uniforme obligatoire), sur le trottoir étroit de Carcassonne, une vieille dame m'a laissé le passage. Cela m'a mis mal à l'aise.
Comme je dessinais déjà un peu je traçais des tatouages dans la chambrée : un serpent autour d'un poignard. Un pote avec une aiguille et de l'encre de chine faisait le reste. 
Dans la ration de combat il y avait deux morceaux de nougat et une portion de pemmican, nous commencions toujours par avaler cela, le saucisson, lui, était parfaitement infect.

Et la trouille qui montait et même temps que l'avion et qui nous giflait quand la porte s'ouvrait.
 
Le sergent de semaine était prof de philo dans le civil, il me fit lire "les mémoires d'Hadrien" de Marguerite Yourcenar. Je ne regrette rien de cette année bancale.





dimanche 10 janvier 2021

Vain savoir

 Il ne sert à rien de savoir cela

La baïonnette : elle a été inventée à Bayonne qui possédait une grande activité de coutellerie. On dit que ce sont les femmes qui l'ont inventée lors d'un siège de la cité. Son usage s'est répandue sous Louis XIV et devint une spécialité française.

Je me souviens qu'à l'armée on s'en servait pour étaler le pâté sur le pain. "Il est vrai qu'on peut tout faire avec la baïonnette, sauf s'asseoir dessus" proclame l'adage populaire.

Pierre mon pote