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mercredi 30 janvier 2019

Pompois n' y est pas ?


Moi j'aurais bien aimé "Pompois vin de Nicolas Reau " mais ce n'est pas dans la liste



dimanche 27 janvier 2019

J'ai pas lu mais j'imagine

Croisé dans la librairie d'une gare entre Musso et Onfray

Un chef ? Nous les anarchistes on n'aime pas, comme on sait, c'est même dans l'étymologie du terme. Le terme anarchie est un dérivé du grec « ἀναρχία » « anarkhia ». Composé du préfixe a- privatif an- (en grec αν, « sans » et du mot arkhê,  « commandement »).

Un chef néanmoins je sais ce que  c'est :
- C'est un type qui se balade en jeep avec un joli képi sur la tête en fumant une cigarette américaine pendant que l'homme de troupe crapahute sous le casque lourd, chargé du sac rempli de pierres, du fusil semi-automatique ( quand ce n'est pas la 12/7 une élégante et pesante mitrailleuse, ou bien un encombrant bazooka).
- C'est un type qui dort dans un lit fait au carré par une ordonnance ( son domestique) dans une chambre individuelle, pendant que l'homme de troupe tente de se reposer dans des chambrées à lits superposés dans le concert des ronflements et les effluves de chaussettes et de flatulences.
- C'est un type qui mange au mess dans de belles assiettes, servi à table, pendant que l'homme de troupe avale sa pitance dans un immense réfectoire peuplée de gamelles d’aluminium. Le matin, On doit servir le café à son chef, on peut néanmoins pisser dans son bol en loucedé.
- C'est un type souvent arrogant dont la bêtise, comme l'univers, est sans limite, ce qui, d'une certaine manière peut être fascinant. 

L'exemple type est Nivelle : dont le nom évoque l’incompétence militaire, associé à celui de l’offensive malheureuse du Chemin des dames en 1917. Il a d’ailleurs été congédié sans gloire au bout de quelques mois.

samedi 26 janvier 2019

La phrase romanesque



Vous n'avez pas le temps de lire. La phrase romanesque est là pour vous aider. Elle est vite lue et votre imagination fait le reste tout le long de la semaine !


Je me demande si mon porte-bonheur n'est pas périmé ?

(Balthazar Forcalquier)


vendredi 25 janvier 2019

mercredi 23 janvier 2019

Utile lien

Déjà mentionné il y a longtemps et redemandé il y a peu : le voici le lien utile

http://www.encyclopedie-anarchiste.org/

Sébastien Faure

lundi 21 janvier 2019

Cela mérite d'être dit

On dit facilement que Blaise Cendrars était de droite ... sans être certain qu'il appartint à un bord politique. Pourtant ...
Un journal d'extrême droite l'envoya en reportage à la frontière espagnole en 1936/37 pour prouver que la France envoyait des munitions en secret aux forces républicaines espagnoles. Après avoir bien maraudé dans la région, il revint avec une belle note de frais et un reportage dans lequel il affirmait n'avoir rien découvert, si ce n'est une boite de cartouches vide dans un wagon oublié sur une voie de garage. Le journal ne publia pas le reportage qui n'entrait vraiment pas dans sa ligne éditoriale.



C'est donc avec un plaisir comblé qu'en arpentant la "Banlieue de Paris" illustrée par Doisneau j'ai lu ceci : "(les ouvriers) ont le droit de vivre et n'ont rien à perdre. Ils bougent et agitent leur juste revendication. Le prolétariat gagne pas à pas. Le sort des grands bourgeois me semble réglé d'avance.( ...) Je me souviens d'un gros bourgeois qui habitait dans un des somptueux immeubles qui donnent sur le boulevard Lannes(...) il me tendait l'Illustration qui publiait des photos de la guerre civile d'Espagne " regardez- disait-il - A Barcelonne ils ont transformé leur poubelles automobiles en chars blindé! On ne devrait pas leur laisser de pareils outils entre les mains". C'était un gros négociant en coton que j'avais connu au Brésil. Un con"
Ah ! je t'aime Blaise !
Avec son chien "wagon-lit".

samedi 19 janvier 2019

La phrase romanesque

La correspondance entre Cambronne et le général anglais Colville s'est limitée à cinq lettres !
(Tedi)


mardi 15 janvier 2019

On peut mourir sans savoir cela (10)

Anagramme :  Certaines personnes pensent que l'anagramme de leur nom doit guider leur vocation. Ainsi André Rudigier au XVIIe siècle a fait l'anagramme de son nom en latin ( c'était la coutume). Ainsi Andreus Rudigierus devint arare rus dei dignus (digne de labourer les champs du Seigneur). Il s'engagea dans la prêtrise mais une connaissance, le savant linguiste Thomasius lui signifia qu'il y avait erreur : "le champ du Seigneur c'est le cimetière, et qui laboure mieux un c,imetière que le médecin ?" Rudigier devint donc médecin. Comme quoi l'anagramme n'est pas une science exacte.
On connaît aussi Salador Dali qui devient Avida Dolllars.
Mais on ne trouve rien avec Balthazar Forcalquier : rien c'est ma destinée.

Cheni signifie désordre en Suisse

lundi 14 janvier 2019

On peut mourir sans savoir cela (9)

Année :  même au-delà de la Renaissance le temps passé n'eut guère d'importance.
Au XVIe siècle les gens ne connaissaient pas exactement leur année de naissance. Rabelais ne savait pas trop quand il était né, Luther ... pareil. On se souvient juste de la période : au temps des foins, des blés, de la vendange, de la neige ... Et souvent la mère se souvenait de l'heure... mais l'année ?
Une dame disait avoir 40 ans , on aurait eu tort de ne pas la croire, voilà plusieurs années qu'elle l'affirmait.
En 1539 l'ordonnance de Villers-Cotterets(1539) obligea les curés à tenir un registre exact des baptêmes.
"Quel âge avez-vous ? ""Heu ... à partir de quand ?"

Pas baptisé : pas né !


dimanche 13 janvier 2019

Pas de chance




Musique pour accompagner la lecture puisqu'elle a suivi l'écriture

Dessin : Al Margens

Gilbert était marionnettiste. On a du mal à le croire mais c'est un métier comme un autre. Un jour de retour d'une tournée assez minable ( il faut bien le reconnaître) il doubla un camion jaune et s'encastra dans un arbre déjà bien fatigué et tout balafré. Au réveil, à l'hôpital, il se réveilla manchot.
Après rééducation il parvenait à boire la moitié de son bol de soupe et à mettre le reste du bouillon sur sa chemise. On considéra que c'était déjà une belle réussite. Il rentra chez lui ( il habitait seul) et travailla sa voix. Il devint bruiteur pour les pièces de France Culture entre 2 et 3 h du matin. Il était capable de reproduire le son d'un porte qui ne claque pas, le froissement voluptueux des draps, le "flap" mou d'une soupe qui tombe de la lèvre. Il était vraiment très doué et même, on peut le dire, très demandé.
Un jour, un banal coup de froid s'envenima en angine carabinée et chronique. Il perdit sa voix. Que faire sans voix et sans main : il s’entraîna, et comme décidément tout lui réussissait, il devint marathonien.
Ah je vous entends d'ici : "il se fit renversé par un train et devint cul de jatte". 
He bien pas du tout ! 
Il devint marathonien et décrocha même une médaille de bronze régionale en Aquitaine.
C'était vraiment un gars bien,  contrairement à vous méchantes langues !
Voila c'est tout.

mercredi 9 janvier 2019

Du jaune à l'horizon (4)

Il y a du sang-culotte chez le gilet jaune 

Au rond point de Saint-Jean le temps passe mais ne dure pas 


"Salut Manu" Ce Manu n'est pas celui de l'Elysée, c'est un fidèle du brasero.



On se passe l'article de la NR. 

Je demande : "on m'a dit qu'ici à Saint-Jean c'était plutôt les gilets jaunes de gauche et que là-bas route de Saumur on  était plutôt à droite ?". Je fais bien rire tout le monde " mais non, y a pas de politique d'un rond point à l'autre."

Ici Hélène a ouvert un livre d'or... en jaune



 Et ...


... Et puis l'autre jour on a partagé un gâteau maison.
C'est vrai que c'est sympa ici. Plus sympa qu'à l'assemblée nationale, sous les ors ternes et sur la moquette du président ( Le Figaro explique qu'à l'Elysée la moquette, les rideaux, les tentures et l’assise des sièges vont être changés. Un chantier qui mobilise 120 personnes. Coût estimé : 500.000 euros.*) "Brigitte ? Elle ferait bien d'aller travailler en EHPAD, juste pour voir " dit Hélène en riant.

Chez les gilets jaunes ont ne dit pas "Môssieur le président ou Mâdame la présidente" on dit "Manu et Brigitte". C'est plus simple, sans manières.


Ici au rond point de Saint-Jean, pas d'or au plafond mais le plastique d'une bâche, pas de moquette au sol mais des palettes en bois dans la boue. On fait dans le simple. Et si là haut on ne comprend pas les gilets jaunes, eux, les gilets jaunes comprennent parfaitement que l'insupportable est atteint.

*https://blogs.mediapart.fr/marugil/blog/041218/marie-antoinette-change-la-moquette

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Dans le cahier de doléances ouvert lors de la récente manif  organisée par la CGT devant la mairie de Thouars

Décembre 2018

Ne prenez plus d'argent dans de maigres porte-monnaie !
Il est grand temps de vous occuper de l'exil fiscal. Ces fuites sont considérables estime le Figaro ( qu'on ne peut soupçonner de gauchisme) dans son édition du 07/11/2017,
« En France, entre 30 à 60 milliards d'euros de manque à gagner chaque année » (...)
« Une étude publiée par trois chercheurs dont l'économiste Français Gabriel Zucman, chiffrait les avoirs des ménages français placés dans des paradis fiscaux, à environ 300 milliards d'euros, soit environ 15% du PIB (produit intérieur brut) de la France. Dans un livre publié en 2012, le grand reporter à La Croix Antoine Peillon chiffrait lui à 600 milliards le montant des avoirs français dissimulés à l'étranger, dont environ 250 milliards détenus par des particuliers et le reste par des entreprises. »
Pourquoi le gouvernement n'agit pas ?
_ Par incompétence ?
_ Pour ne pas ennuyer ses amis ?
_ Parce que cela ne l'intéresse pas ?
_ Par mépris pour les pauvres et les gens issus de la classe moyenne ?
Balthazar Forcalquier (Saint-Jean-de-Thouars)




mardi 8 janvier 2019

Du jaune à l'horizon (3)

Il y a du sang-culotte chez le gilet jaune 



Au rond point de Saint-Jean, les jours passent, les gilets jaunes sont là, ils ne bloquent pas, mais leur présence agace les autorités.  Ils ne font rien mais ils agacent le pouvoir ! 
C'est très fort ... leur seule existence agace ... le symbole est très fort. Chapeau camarades !

 Le jaune agité devant un nanti c'est un peu comme du rouge devant un taureau.

Ils sont nombreux ceux qui klaxonnent un coup de corne sonore pour dire " tenez bon les amis", et puis il y a ceux qui font la gueule et derrière les vitres, ils font un doigt d'honneur " faut bien reconnaître que toujours ils ont de très belles et luxueuses voitures ceux-là " dit Hélène en riant.

Patrick a 63 ans, retraité de la SNCF : " 1.600 € de retraite et 57 € de CSG !". 
Le temps passe gentiment avec les ami(e)s. Mais c'est long le temps quand même : " ho non ! on joue au palet vendéen, on se donne les nouvelles du jour. On se passe l'article de la NR qui était bien aujourd'hui.On se quitte à la tombée de la nuit".
Et cela va se poursuivre ? 
"Ho Oui!"
Jusqu'à quand ? 
Patrick affiche un grand sourire en guise de réponse.
(A suivre)

lundi 7 janvier 2019

Du jaune à l'horizon (2)

Il y a du sang-culotte chez le gilet jaune 


                     
                  Joël : " la vie est de plus en plus rude !"

Rond point de Saint-Jean en compagnie des gilets jaunes. Ici les retraités sont en majorité



                      


Certes ils ont le temps les retraités, mais un petit vent glacé parcourt la plaine et ces gilets jaunes seraient sûrement mieux en charentaises, chez eux, au coin du feu. Mais non, ils sont là, sans bloquer personne, juste pour dire que c'est assez :  la suspension de l'ISF, la mollesse qui caractérise l'exil fiscal, manque de taxes sur les flux financiers,  l'augmentation sensible des riches (Avec un total de 431 milliards d’euros cette année, jamais les plus grandes fortunes françaises n’ont amassé autant d’argent - source : le magazine Capital), et pendant ce temps les taxes  des humbles s'amassent  et le fisc ramasse.
Joël a travaillé 43 ans durant. Sa retraite s'élève à 1.330 € dont il faut retirer  37 € de CSG, puis 516 € de loyer : " mon épouse qui perçoit une pension d'invalidité de 400 € paie l'impôt elle touche aussi 287 € de salaire pour un petit travail puisqu'elle ne peut pas rester debout plus de 2 h. C'est assez de taper sur les petits! Assez !"
Arrive une auto "ah lui c'est un fidèle, c'est Manu, dit Hélène et en riant, nous aussi on a notre Manu, mais le nôtre il est bien !"
(A Suivre)

dimanche 6 janvier 2019

Du jaune à l'horizon (1)

Il y a du sang-culotte chez le gilet jaune 



Voilà une cinquantaine de jours qu'ils sont là, pas loin, au rond point de Saint-Jean. Des ami(e)s m'ont dit "pourquoi tu n'y vas pas "? 
Ils avaient raison. Alors j'ai acheté une galette avec une couronne jaune et ils m'ont accueilli sans manière "fraternellement" comme dit mon pote Dédé qui a passé le réveillon avec eux à Niort. Personne n'a cherché à avoir la couronne, les honneurs ce n'est pas leur truc.
Il y a peu ils étaient sur le rond-point, mais depuis un reportage sur FR 3 des uniformes sont venus leur dire d'aller se faire voir ailleurs : " on était là depuis des semaines déjà, il n'y avait rien de changé, on ne bloque pas, mais je crois que la sous-préfète n'a pas aimé qu'on passe à la télé,  " dit Hélène.
Pas grave un agriculteur voisin leur a proposé un bout de terrain. Ils ont posé là le brasero et un petit abri en bâche, des palettes au sol pour ne pas piétiner dans la boue. Café  chaud et les copains. 
Les voitures de gendarmerie passent, tout est calme. 
Pourtant, les gilets jaunes gênent, leur seule et innocente présence gêne les autorités. Et cela va durer longtemps on le sent, on le voit. Les gens saluent ou s'arrêtent pour tailler la bavette. Certains apportent de l'eau, des jus de fruit, du pain, du jambon... On ne voit pas pourquoi cela s'arrêterait, il n'y a pas de lassitude. Quelque chose de très puissant s'installe : l'habitude et la camaraderie.
Hélène, 49 ans, vit d'une pension d'invalidité " 400 € par mois et on m'enlève 40 € de CSG (...) Tout cela commence à coûter un bras et bientôt on n'aura plus de bras. Plus de bras ! plus de chocolat !(rires) Dans une commune voisine, le maire m'a dit qu'il avait retourné la portrait de Macron face au mur (rires)! Les maires des petites communes ici, nous soutiennent.
(A suivre)



Hélène : on l'impose... elle n'a pas l'ISF, elle!


samedi 5 janvier 2019

mercredi 2 janvier 2019

Petites annonces

musique d'accompagnement de la lecture puisqu'elle a accompagné l'écriture



Dessin : Louie Travis




Oui c'est vrai, c'est vrai Marcel Bigeack n'était pas beau. Et c'est vrai son haleine rappelait le remugle des fosses médiévales ( si l'on peut dire). Et oui aucune fille n'osa jamais l'embrasser. Il était timide. Sa vie était fade. Comme il gagnait banalement sa vie comme garde barrière, il put s'offrir d'honnêtes dépenses après des lustres de solitude et d'épargne.
Il pensa à envoyer aux journaux des petites annonces encadrées ( les plus chères). Oh je vous vois d'ici ... pas des petites annonces pour trouver une âme soeur, ou pire une compagne de quelques minutes tarifées. Non, Marcel Bigeack n'était pas de cette eau. 

Sa première annonce, publiée parce que payée, fut celle-ci :
"Recherche brume première main". Elle passa inaperçue entre les autres annonces ordinaires"Vends bois fendu, 40cm" et " achète oeufs frais de la veille". 
La suivante de ses annonces aussi ne fit aucun bruit non plus: " vends silence, jamais servi". Chaque semaine il envoyait son  annonce et attendait avec impatience sa parution : " à louer quelque chose qui ne rentre pas dans la poche mais peut aisément remplir une vie".
La secrétaire du journal, peu à peu, attendit avec impatience son appel le mercredi matin pour l'édition du samedi. Elle se mit à aimer ce poète si humble et si doux qui appelait d'une voix grave à 9 h 41 précises juste après le passage du rapide Charleville-Mézières/ Lisle-sur-la-Sorgue.Ce fut l' unique et ignorée amoureuse de Marcel.
Dans la ville un érudit, las de Mallarmé, tomba par hasard sur " Besoin de rien mais indispensable en vain ". La semaine suivante sur "scie sauteuse cherche barre à mine pour relation platonique, philosophe et bricoleur s'abstenir". Il vint consulter la collection au journal, interrogea la secrétaire qui soupirait et battait du cil à chaque réponse.
Il recueillit ainsi 1.427 annonces de la même encre. Estourbi l'éditeur se dit in petto : "je dois publier cela". Il commença par publier un avis ainsi libellé : " vous qui passez ces annonces merveilleuses je veux en faire un recueil, venez me voir : 18, rue de la machine à rien, 79200 Bressuire".
Marcel lut l'annonce et son coeur fit un tel bond qu'il mourut à l'instant. C'était un mercredi soir. Sa dernière annonce parue le samedi matin :
" Vends machine à découdre, aspirateur cracheur, batteur à caresse, perceuse à boucher les trous, pinces à relâcher ".

Voilà c'est tout.

mardi 1 janvier 2019

Je me demande ...

... pourquoi, des fois, sur France Culture, le dimanche, à l'heure de la messe, la musique est si moche ?