Les archives de ce blog sont à voir sur "Sapristi Balthazar over-blog.com"

lundi 28 octobre 2019

Oui mais ...



... si le tabac réduit la fertilité comment peut-on avoir un enfant improbable qui serait en danger ? Il reste que le tabac, en plus, ça pue !

dimanche 27 octobre 2019

Difficile de prétendre le contraire


Vu sur "Saumur Kiosque". Dire que le meurtre pourrait être un homicide on ne peut le contester surtout si en plus  l'auteur étrangle, abat, occis, immole, met à mort, assassine, étouffe, empoisonne, décapite, poignarde ...

samedi 26 octobre 2019

La phrase romanesque

Comment l'arbre à came traverse-t-il si facilement les frontières ?
(Balthazar Forcalquier)


vendredi 25 octobre 2019

mercredi 23 octobre 2019

Dans la tête d'un flic ( 3)


Crosses en l'air les CRS ! Surtout devant les sapeurs-pompiers !
A Béziers, le 18 juin 1907, les soldats du 17 e régiment d'infanterie refusent de tirer sur une manifestation de vignerons et mettent la crosse en l'air.



mardi 22 octobre 2019

Dans la tête d'un flic (2)


Je me demande ce qu'il se passe dans la tête d'un CRS quand il cogne sur un sapeur-pompier ... " Et demain qui d'autre faudra-t-il matraquer :  des enfants ? pire des députés ?"

lundi 21 octobre 2019

Dans la tête d'un flic (1)


Je me demande à quoi pense un CRS qui gaze un sapeur-pompier ? Se dit-il : " tiens je le connais lui, c'est celui qui est venu prendre en charge ma mère quand elle s'est cassée le col du fémur et l'autre c'est celui qui a sauvé le fils de ma voisine de la noyade" ...

dimanche 20 octobre 2019

L'amour dans le foin


Oui, bien sûr, l'amour dans le foin était jadis bucolique et parfumé. Désormais l'agriculture a des dents d'acier et des rugissements de tracteurs si haut qu'il faut une échelle pour s'asseoir.  Et voilà le résultat ! C'est le pompon ! Vive la France !

samedi 19 octobre 2019

Vous n'avez pas le temps de lire ? La phrase romanesque est là pour vous aider, elle est vite lue et votre imagination fait le reste tout au long de la semaine.

Les principes ... on commence à en avoir marre, il y en a beaucoup trop !

(Sergio) 


mercredi 16 octobre 2019

dimanche 13 octobre 2019

J'ai su rester simple (31 et FIN !)

A lire comme une sorte de roman moderne.

Kevin se rappelait ce conseil : « Prenez les vents qui se lèvent se sont vos amis ». Il avait suivi ce précepte à la lettre et avait découvert que les coïncidences sont des hasards qui prétendent que tout cela n'est pas de leur faute. Plus tard Kevin s'est essayé à l'islam, une religion qui interdit le porc et l'alcool, autant dire que l'alcool de pied de porc c'est plus que prohibé. Et puis, Kevin a vite compris que la Saint-Valentin, dans cette religion, est hors de prix, quand on a un harem.

Ruiné il disait « je n'ai plus envie de rien ». Je lui répondais « c'est bien d'avoir des projets ».

A l'époque j'étais un peu perdu. J'étais ami avec un nain qui parlait à l'oreille des poneys, un type qui en avait dans la calebasse et qui se demandait des trucs comme ça « y a-t-il de mauvais vitriers ? ». Il ne mentait jamais et disait sans rougir « ne comptez sur moi pour rien ». Il aimait aussi ce genre d'énigme : « je suis à la fois très ordinaire mais aussi unique. Qui suis-je ? LA MORT ! ».
De guerre lasse j'ai tout quitté, et je suis devenu artiste. Artiste contemporain avec les pieds. Un journaliste a écrit sur moi : « c'est très beau mais on ne sait pas si c'est de l'art sacré ou profane. »

Cela m'a beaucoup troublé au point d'en finir. Je vous quitte Je vais me suicider et je suis déjà en retard … Mourir ça doit être facile, tout le monde y arrive.

FIN ! OUF !




samedi 12 octobre 2019

La phrase romanesque

Vous n'avez pas le temps de lire ? La phrase romanesque est là pour vous aider, elle est vite lue et votre imagination fait le reste tout au long de la semaine.

A bien y penser le silence n'a guère changé depuis 1.800.000 années !
(Balthazar Forcalquier)


vendredi 11 octobre 2019

L'aphorisme de la semaine

La vie n'est pas simple, par exemple, la maladie de Parkinson c'est commode pour se gratter, mais impossible de se couper les ongles.
( Balthazar Forcalquier)

mercredi 9 octobre 2019

J'ai su rester simple (30)


A lire comme une sorte de roman moderne.

Kevin fréquentait une sorte d'église pas catholique dont le prédicateur affirmait des vérités. Par exemple : « si Jésus avait transformé l'eau pétillante en vin, il aurait inventé le champagne ». Allez dire le contraire, c'était très fort. Et « se tournant vers St Jean Jésus disait : hou làlà mais dis moi : tu bois très vite ou bien tu ne bois rien ? » vous ne trouverez pas ces citations dans un évangile canonique en revanche dans l'évangile apocryphe de Balthazar ça y est ! Comme le prédicateur ne manquait pas d'imagination il prétendait, entre deux homélies, que la belle au bois dormant, en se réveillant, n'avait qu'une idée en tête : faire pipi … comment lui prouver le contraire ? Ce type était un poète il psalmodiait : « y a-t-il plus désintéressée et noble qu'une courroie de transmission qui fait des milliers de kilomètres sans voir un paysage ? » Que lui dire de plus, à lui ? A lui qui s'était endormi dans une salle de réveil ? Avant de mourir ce type avait beaucoup vécu, il avait été maître-nageur et avait eu beaucoup de maîtresses, comme quoi le prestige de l'uniforme est une faribole. Il avait vendu naguère des confessionnals d'occasion mais n'avait pas fait fortune, les voies du Seigneur sont impénétrables : trop de lianes ! A la longue il était devenu trop pauvre pour être avare.
( la suite et fin de cette enivrante saga : lundi )



mardi 8 octobre 2019

J'ai su rester simple (29)

A lire comme une sorte de roman moderne.

En rentrant chez elle, et en posant ses courgettes dans l'évier Kimberlé soupira « décidément cela ne sert à rien d'humaniser les gens. Il est con ce Mouloud. S'il donne son corps à la science … ce sera de la science fiction. »
C'est alors que Kevin sortit des toilettes en disant : « j'y pense : est-ce qu'une désillusion d'optique c'est la réalité ? Hein ? Et un papillon qui prend un bain, eh ben il est foutu ! » Vivre avec Kevin n'était pas chose simple. Que lui répondre quand il clamait dans les manifs « je suis soumis à la libertééééé » ou bien quand il demandait au serveur du resto « sommes nous des ogres timides ? ». C'était une sorte de poète qui ne portait jamais de montre sous prétexte qu' « en dehors de donner l'heure, si on y pense bien, une montre ne sert à rien ». Des fois Kimberlé n'en pouvait plus et lui disait : « si je change d'homme un jour, ce sera une femme ». Il répliquait : « Impossible ma KIMBER si je t'embrasse, je t'embrase ! ».
Kimberlé se faisait une raison, à force d'avaler des couleuvres on ne sait plus prendre ses jambes à son cou.
ogre timide

souffle continu et Bach bien sûr







lundi 7 octobre 2019

J'ai su rester simple (28)

A lire comme une sorte de roman moderne.

Elle avait un amoureux caché, il s'appelait Mouloud, c'était l'épicier en bas de l'immeuble. Il la faisait rire. Un jour en lui offrant une livre de courgettes il lui confia « vous savez j'ai fait rire beaucoup de filles mais j'en ai embrassé très peu. » Alors, pour effacer la petite larme qui coulait au bord de l'oeil de Mouloud ( qui était borgne) Kimberlé tenta quelque chose de pittoresque elle dit avec un regard malicieux: « Allez Mouloud, à la louche, fais moi une fourchette de prix pour ce lot de couteaux ». Mouloud fut tout de suite réconforté : c'est pourtant vrai que l'anagrame du mot « guerison » c'est « soigneur ». Voilà un truc qu'il faudrait méditer mais je n'ai pas le temps d'y penser. Mouloud tout guilleret osa cette saillie : « ah Kimberlé ! c'est pourtant vrai cet aphorisme : « qui aime bien châtie bien … » mais quand même je préfère être embrassé. » Kimberlé en eut assez, elle tourna les talons. Mouloud pensa qu'une femme froissée et une femme à repasser « je ferai mieux la prochaine fois » se dit-il. Il s'en alla faire l'inventaire de ses stocks ; comme les sangliers, il était souvent déçu « ça ne sert à rien de faire des choses inutiles » soupira-t-il en tournant les babouches. 
( A suivre mais cela ne va pas durer)

dimanche 6 octobre 2019

J'ai sur rester simple (27)



A lire comme une sorte de roman moderne.



Dominique il a été gâté cet enfant ! tant mieux. Il en profite, tant mieux ! puisque la fin du monde n'aura pas lieu comme d'habitude. La précédente fin du monde je m'en souviens, c'était biennnn. On a beaucoup ri. Même avec le beau-frère de Kevin qui pourtant est con au point qu'il avait mis son flash pour photographier le soleil. « ça me fera un souvenir pour après la fin du monde » qu'il disait.

Kimberlé avait le sens de la poésie, après ses rêves, la nuit, elle voyait passer le générique. Elle disait aussi, le regard vague : « vivre oui … mais à corps perdu » . Elle aurait pu écrire des choses très belles. Mais elle avait oublié qu'elle avait de la mémoire la pauvre. Après avoir bu cul sec un bol de gnôle de gewurztraminer elle hurla « DEMAIN c'est quand même le mot le plus précis pour définir le futur ».

( A suivre lundi si ça se trouve)



samedi 5 octobre 2019

La phrase romanesque

Chez les vignerons ne pas confondre "on refait une mise" avec "on fait une remise".

(Balthazar Forcalquier)

Refaire une mise ... en bouteille. 

jeudi 3 octobre 2019

Un livre plein de vent, d'oiseaux et de silence






Le poète Jean-François Mathé explore dans son dernier ouvrage les rythmes apaisés de l'homme devenu sage, et débusque aussi de fugaces et lumineux éclairs de grâce.

Ce n'est pas un testament que ce livre, c'est beaucoup mieux, c'est un partage de flâneries minuscules, d'éblouissements si fins qu'en temps ordinaires on les gâche, ou pire on les piétine. La vie qui va est le privilège des jeunes, la vie qui marque le pas est celui des êtres mûrs. Entendons nous bien, il n'y a pas dans ce recueil une demi-phrase, ou même un souffle de nostalgie ! Oh non ! Il n'est pas question des temps perdus. Le dernier recueil de poésie ( en date ) de Jean-François Mathé, aux éditions « Le silence qui roule » s'appelle « Vu, vécu, approuvé ». Les poèmes – toujours sans titre, c'est une vieille habitude de l'auteur depuis le milieu des années 80 – palpitent de cette attente, sans impatience, qui habite les esprits à l'heure languide qui blanchit les cheveux et plie les genoux. L'auteur partage des instants fugaces, des espaces de lumière, le halo d'un feuillage frémissant, « des ciels de plus en plus transparents d'où tomberont des ailes fatiguées ». Alors, même les habitudes deviennent élégantes « nous recousons chaque fois la tendresse qui est de moins en moins l'amour. » Avec l'âge, la vie traîne des pieds et soulève une jolie poussière : «  tu étais cambré et moi à genoux. Tu cueillais les fruits, je ramassais l'ombre du cerisier. Tout était net quand nous partîmes. L'échelle restée debout signe ce tableau que rien plus n'encombre. Laissons-le là, clair, sous son vernis d'air. » Ces poèmes ressemblent à ces instants de grâce - heureux ceux qui les ont vécus – qui surgissent soudain dans l'ordinaire, à un feu rouge, en attendant un ami au café, au rayon des épices du super-marché. Soudain ni le temps ni l'espace n'ont plus une quelconque fonction, un voile bouge et le souffle qui le soulève nous embrasse. Voilà à quoi ressemble ce livre qu'on relit encore et encore parce qu'il partage généreusement ces paisibles et fantastiques sentiments. Ils sont d'autant plus forts que leur saveur est légère. C'est un mystère certes, et le labeur du poète est de les saisir, de les triturer sans les trahir, de les faire entrer dans les mots sans les blesser. Dans la trentaine de poèmes qui composent le recueil le mot « vent » apparaît dix fois, « silence » sept fois, « oiseau » cinq fois. Certes cette comptabilité est un peu absurde mais elle dit à sa façon la respiration aérienne de cette aventure.  « Ce que ma voix a semblé ne pas dire tombe en flocons dans un silence de neige. Pourtant, certains l'entendent du ciel à la terre : oreilles fines des amis proches qui accueillent tout ce qui était murmuré pour eux seuls, dans les parenthèses de ce que je criais à tous. » La voix du poète n'est jamais vaine !

 « Vu, vécu, approuvé » est disponible au « Brin de Lecture » rue porte de Paris 12 €.

 extrait :

« J'aime regarder
le vent qui ne se voit pas,
j'aime poser des pierres
sur la peau de l'eau
pour qu'elles y disparaissent,
j'aime feuilleter les pages
dont la blancheur en dit plus
que les mots qui y sont écrits,
j'aime que le vide, en tout, tienne
la porte ouverte à qui ne veut que partir »




mardi 1 octobre 2019

J'ai sur rester simple ( 26)

 A lire comme une sorte de roman moderne.

Ecrire c'est facile, je le sais bien, il suffit de boire de l'alcool. En ce moment je tourne à la gnôle de gewurztraminer … c'est réservé aux plus de 45 ans, huit mois et vingt-huit jours. C'est comme si vous voyagiez dans les neurones avec, dans la main, du papier de verre, et dans l'autre main une carte routière qui n'est pas à jour.

Finalement Kimberlé a eu fils dont le père était probablement Kevin. Je dis probablement parce que je n'étais pas là quand les planètes se sont alignées et qu'ensuite ils se sont endormis, déçus, chacun en face de leur table de nuit. C'était un garçon... enfin je crois. Si ! Si : c'était un garçon puisqu'ils l'ont appelé Dominique, si ça avait été une fille il l'aurait appelé Claude : CQFD.

( A suivre lundi ...)