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mercredi 31 janvier 2018

Par où il faut en passer !


Assez ! Assez de ces moralisateurs, de ces juges au teint gris ; on veut aller au musée du vin par la rue de la chopine, même par le sentier de la bouteille, même par l'impasse de la fillette !
( merci à Cri-Cri la Clarinette pour cette édifiante photo).

mardi 30 janvier 2018

C'était quand ... déjà ?






     "J'ai dit la vérité, je ne suis pas venue pour te duper"
 




Je retrouvai Blaise (Cendrars) au bistro, comme convenu. Il attaquait au blanc-citron-sucre et j’enchaînais. Comme je lui demandais des nouvelles de Woody (Guthrie) il répondit : "tiens le voilà ce bougre de compagnon".



En effet Woody poussait la porte de l'estaminet et nous rejoignit en commandant lui aussi
_ Un rince cochon Monique !
Nous buvions sec à l'époque, Blaise revenait de la forêt où il avait goûté à l'Ibadou l'herbe qui télétransporte, et Woody venait d'écrire sa 1.112e chansons. Il nous la chanta avec cette technique de guitare qu'il avait lui-même inventée, rugueuse et vive. Le refrain parlait d'un  type qui avait perdu aux cartes après que sa femme fut partie avec un quincaillier ... enfin un truc comme ça.

Comme Julien (Gracq) passait sur le trottoir d'en face la tête dans les épaules nous le hélâmes ( j'emploie le passé simple pour lui faire plaisir).



Il déclina d'abord l'invitation et accepta finalement sur l'insistance de Blaise. Il commanda une tisane  ( avec du rhum dedans), puis un vin cuit et ensuite un quart de chaume. Nous parlions de voyages et de Loire. Le temps qui passait était bon. Léonard (Cohen) toujours en retard nous rejoignit à la nuit tombée. Il était drôle vous ne savez pas combien.



 Et François (Augiéras) plus fou qu'à l'ordinaire entra en vociférant, il était vêtu d'un court pagne. Dehors il gelait à pierre fendre.


Il ne voulut rien. Il avait sa théière, son thé, son brasero et fit sa propre infusion. Il hurla : " je vous aime tous."

La pendule avançait à tâtons.

_ Partons en bordée ! hurla Blaise. Il était  22 h 22. Je le suivis, nous prîmes un bateau dans un port sans nom. Il mit le cap au nord  et nous débarquâmes en Sibérie. Ou bien il mit le cap au sud ... Je ne sais plus.
On est foutrement bien au paradis.

Voila c'est tout !

"Que ne durent que les moments doux"


lundi 29 janvier 2018

Une bien curieuse amitié

Dessin Louie Travis


 Le crapaud a ceci de particulier : son regard. Il est toujours chargé de reproches, surtout quand vous lui urinez dessus parce qu'il fait nuit, ou bien lorsqu'en bêchant votre jardin vous le réveillez de son paisible sommeil hivernal.

Hugues Mistracul pensait que les crapauds étaient en réalité des princes charmants fort riches liés à un mauvais sort.

Il entreprit d'en sauver un. Et pour lui manifester son affection, il le posa sur sa tête pour pouvoir lui parler souvent et lui faire partager sa vie. Il vécut ainsi huit ans en parfaite amitié avec prince Tutof ( c'est le nom qu'il lui donna). Jamais le crapaud ne se retransforma en beau jeune homme et le voeu d'Hugues ne se réalisa pas durant tout ce temps . Un jour Hugues se pencha sur sa marmite de soupe et Tutof, qui sommeillait, chuta dans l'eau bouillante. C'est ainsi que fut inventée la délicieuse soupe de crapaud qui valut à Hugues une renommée mondiale. Cet immense succès fit sa fortune.

Et c'est ainsi que le voeu d'Hugues s'accomplit d'une manière détournée.

Voilà c'est tout !

Le moment de la chanson est arrivée


"Nul être humain n’a le droit de briser une grève "



Définition du "scab" (un jaune, un briseur de grève) par Jack London
"Quand Dieu eut fini le crotale, le crapaud et la sangsue, il lui resta dans les mains un peu d’argile immonde pour faire le briseur de grève. Le briseur de grève est une créature bipède avec une âme tordue et un cerveau aqueux montés sur une épine de gelée gluante. Là où d’autres portent un coeur, il charrie une tumeur de vilenies pourrissantes. Quand le briseur de grève descend dans la rue, les hommes lui tournent le dos et les anges soupirent dans le ciel, et le diable ferment les portes de l’enfer pour l’en tenir éloigné. Nul être humain n’a le droit de briser une grève aussi longtemps qu’il conserve à sa portée une marre dans laquelle se noyer ou une corde assez longue pour se pendre avec. Judas était un gentleman comparé au briseur de grève. Pour avoir trahi son maître, il a eu suffisamment de courage pour se pendre. Le briseur de grève lui, ne l’a pas. Esau vendit ses droits contre un plat de lentille. Judas vendit son Sauveur contre trente deniers d’argents. Benedict Arnold vendit sa patrie contre la promesse d’un mandat dans l’armée britannique. Le briseur de grève vend ses droits, sa patrie, son épouse, ses enfants et tous ses semblables contre une fausse promesse de son patron. Esau était un traître à lui-même ; Judas était un traître à son Dieu ; Benedict Arnold était un traître à sa patrie ; un briseur de grève est un traître à son Dieu, à sa patrie, à sa famille et à sa classe."
(Merci à Mychka)

dimanche 28 janvier 2018

"Toute l'absinthe de trop"



Tu sais
Tu sais, ce soir j'ai vu tout les joyaux de la pop
J'ai même bu à outrances toute l’absinthe de tes potes
J'ai côtoyé de rares nymphes, pris des rails en avance
Dans des salles bien trop noirs sans lueur d’élégance
D'avantage j'ai serré mes mâchoires lamentables
Et zélé des amants, des garçons de passage
Que j'ai tenté d'approcher mais que ma mascarade
A fait fuir lentement par sa froideur maussade
Alors j'ai rempli ma panse avec de vives urgences
Autant vives que ivres sur la piste de danse
J'ai ajusté mes pansements pour que mes saignements
Soient beaucoup moins apparents sur la piste d'argent


C'est la fête de trop!
Moi je l'ai faite, défaite et ça jusqu'au fiasco, c'est la fête de trop!
Regarde je luis de paillettes et me réduis au KO


Tu sais ce soir j'ai lu dans mon corps relâché
Le manuel torturé de cette danse exaltée, j'ai même
Glissé ma langue dans des bouches saliveuses
Dans de tout petits angles où l'on voit qu'les muqueuses, puis là
Je suis rentré bel et bien les mains nues
Avec cet air déjà vu et l'envie de surplus
J'ai rien trouvé d'précis excepté d'apparence
Exactement même si demain tout recommence


C'est la fête de trop!
Moi je l'ai faite, défaite et ça jusqu'au fiasco, c'est la fête de trop!
Regarde je luis de paillettes et me réduis au KO, c'est la fête de trop!


Moi je l'ai faite, défaite et ça jusqu'au fiasco, cC'est la fête de trop!
Regarde je luis de paillettes et me réduis au KO (torse)


C'est la fête de trop!
Moi je l'ai faite, défaite et ça jusqu'au fiasco, c'est la fête de trop!
Regarde je luis de paillettes et me réduis au KO

Libérons les caddies !


Ils sont enchaînés des jours entiers ! Et vous êtes complices de leurs bourreaux. Les caddies méritent d'être libres ! Ne les entravez plus !

samedi 27 janvier 2018

Gaffe kid !


Tu sera viril, mon kid Je ne veux voir aucune larme glisser Sur sa gueule héroïque et ce corps tout sculpté Pour atteindre des sommets fantastiques Que seul une rêverie pourrait surpasser Tu sera viril, mon kid Je ne veux voir aucune once féminine Ni des airs, ni des gestes qui veulent dire "elle" Je sais , si ce sont tout de même eux les pires à venir Te castrer pour quelques vocalises Tu sera viril, mon kid Loin de toi, ces finesses tactiques Toutes ces femmes origines qui féminisent [...] Sous prétexte d'être le messie fidèle De ce fier modèle archaïque Tu sera viril, mon kid Tu tiendras dans tes mains l'héritage Iconique d'Apollon, et comme tous les garçons Tu courras de ballon en champion Et viendras mon petit héros, historique Virilité, abusive Virilité, abusive Tu sera viril, mon kid Je veux voir ton teint pâle se noircir De bagarres et forger ton mental, Pour qu'aucune de ces dames te dirigent vers de contrées roses, Néfastes, pour de glorieux gaillards Tu sera viril, mon kid Tu hisseras ta puissance masculine Pour contrer cette essence sensible que ta mère, Nous balance en famille et fatigue ton invulnérable Achille Tu sera viril, mon kid, Tu compteras tes billets d'abondance, Qui fleurissent sous tes pieds, que tu ne croiseras jamais Tu cracheras sans manière, dans tous sens Défileras fier et dopé de chair, de nerfs protéiné Tu sera viril, mon kid Tu brilleras par ta force physique Ton allure dominante, ta posture de caïd Et ton sexe triomphant pour mépriser les faibles Tu jouiras de ta vie d'étincelles. Virilité, abusive Virilité, abusive Virilité, abusive Virilité, abusive.
(Merci à Apache)

Quatre phrases romanesques

L'orage est si capricieux que parfois il décide de passer outre.



Je ne suis pas un roc, je suis plutôt du sable ...


J'aimerais mourir en baillant 

(Balthazar Forcalquier)




Ce pisse-froid souffrait d'une chaude pisse 
(Tedi)




vendredi 26 janvier 2018

mercredi 24 janvier 2018

Le mouvement : "lenteur en caisse"

Je vous propose ici de vous engager :

- Créons un mouvement "lenteur en caisse". En voici les développements.

1er : ignorer absolument les caisses automatiques, vous contribuez à la disparition des caissières lesquelles travaillent non par plaisir mais par nécessité. A ce train, un jour les directeurs de grandes surfaces vous obligeront à mettre des chaussons spéciaux et vous ferez le ménage en arpentant les rayons.
2e : Donc posez vos emplettes sur le tapis roulant. ( Personnellement je n'use jamais du plot "client e suivant" je ne me méfie de personne ! ). Aviser la caissière et ceux qui suivent : " Je vous le dis : je serai très lent ! Les caissières ont un travail pénible, faisons en sorte qu'elles puissent souffler un peu. Donc je vais poser très lentement mes achats, puis je vais les placer très lentement dans mon cabas, puis je sortirai très lentement ma carte bancaire placée au fond d'une poche profonde de mon manteau, puis je ferai semblant de réfléchir au code. Je vous invite, vous qui me suivez, à en faire autant, mais chacun est libre et peut aller ailleurs 
Puis je salue  la caissière qui - je le sais par expérience - vous remercie de son plus beau sourire.

3e : Si le mouvement s'étend on pourrait même se signaler par un badge : "JE SUIS LENT POUR LE REPOS DES CAISSIÈRES"

A quoi ça sert ? "client suivant "? On le voit il est derrière ! Il va tenter de me faire payer une carotte en douce ? Il faut boycotter cet ustensile qui nous rend complice de la bêtise !

Vos commentaires sur cette question essentielle sont les bienvenus.



mardi 23 janvier 2018

Ecolo le bourreau


Dessin de Louie Travis


Le bourreau Caïn Hyache avait séduit les Américains. Ils lui proposèrent un pont d'or sur lequel il franchit l’Atlantique. Il accepta d’œuvrer  dans les états  d'Alabama, de Caroline du sud, de Floride et de Virginie où les condamnés peuvent choisir  entre la chaise électrique et l'injection létale ( le choix peut aussi se faire au hasard pour les joueurs qui, hélas n'ont aucune chance de gagner). 
Il imposa ses conditions : " que l'électricité soit produite par des panneaux photovoltaïques ou bien que le poison soit bio." 
- Etes vous sérieux ? demandèrent les autorités de cette civilisation avancée.
Et Caïn les larmes aux yeux ( parcequ'il riait) répliqua ;
_ It's a joke !

Quel farceur !

Voilà c'est tout.

lundi 22 janvier 2018

Le bourreau a de l'atout



Ce conte est dédié à celles qui jouent à la belote






Le bourreau Caïn Hyache aimait le travail bien fait, la coupe bien nette, la tranche bien huilée, la victime bien élevée, et quand un condamné chialait devant la guillotine il lui murmurait - sans rire - à l'oreille " allons, allons fiston nous sommes tous mortels, tu es juste un peu en avance". 

Ce bourreau était un farceur.
Quand il jouait à la belote et qu'il avait de l'atout il hurlait au café des arts " JE COUPE !" et chacun baissait les yeux. Quel tricheur il était !

Voilà c'est tout !
(A suivre)

dimanche 21 janvier 2018

y a pas à dire, ils assurent

J'avais un petit reliquat à toucher de mon assurance, la MAAF.  Je suis mutualiste dans l'âme. J'ai patienté, mais on a beau être mutualiste, au bout d'un moment il faut que chacun assume. J'ai donc écrit pour me rappeler à son bon souvenir, voici nos échanges en quelques clics

1ère réponse



2 e courriel :






3 e courriel :


4e courriel :


5e courriel : 

6e courriel :


Après j'ai appelé, j'ai appuyé sur la touche 4 ou 5 mais il y avait du monde on m'a dit d'appeler plus tard. J'ai rappelé et là j'ai appuyé sur la touche 1 pour ceux qui veulent un nouveau contrat, immédiatement j'ai eu quelqu'un au téléphone. C'était sympa.



Enseignes !






Dessin de Louie Travis



Il était peintre en lettres, et de ce fait il peignait des enseignes. "horloger-bijoutier", "boucher-charcutier", " boulanger-pâtissier", "bois-charbon" ... C'est bizarre comme parfois les métiers vont par deux. 
Il inventa, pour se divertir de nouvelles professions :
"Avaleur de fierté- Changeur de midi en quatorze heures",
"Faiseur de rien - Créateur de vide en gros",
 "Souffleur de gros mots - Dompteur de clichés", 
" Vendeur de Fortune - Poseur en suffisance", 
"Buveur de mots - Forgeron en passions", 
" Montreur de Vents - Réchauffeur de gelées nocturnes", 
" Réparateur de soupirs - Rétameur d'orgueil", 
" Souffleur de Jacques Labbé - Gonfleur de Jameau" (private joke)
" Remonteur de cascade- Polisseur de belles manières", 
" Pousseur de grands-mères dans les orties - Enchanteur de soprano", 
" Géniteur de fils de facteur en grève - Emballeur de sourires", 
" Nettoyeur de mauvaise haleine - Soudeur de baisers",
 etc... etc ...
Un amateur d'art moderne ( par ailleurs éditeur-galeriste-ministre de la culture) le remarqua, lui proposa d'exposer au Moma. Le peintre eut un fou-rire, raccompagna son invité sans lui offrir une tasse de thé et se remit au travail, il y avait tant à faire !

Voilà c'est tout.




Tournez manège 3


mercredi 17 janvier 2018

Oublié à perpétuité


Dessin de Louie Travis




Gérard Limace avait été condamné à mort pour avoir tué un hobereau lors d'un cambriolage qui avait mal tourné. Il plaida "la reprise individuelle" chère aux anarchistes. Son avocat déclara avec conviction : " La reprise individuelle est une forme de justice qu'on pourrait qualifier de «justice sociale» malgré son caractère non collectif . Elle s'exerce contre les possédants en faveur des nécessiteux, mais uniquement dans la limite du strict indispensable."


Le jury composé de petits boutiquiers, d'un artiste peintre pompier, d'un notaire et d'un nobliau oisif ne fut pas sensible à l'argument. Gérard Limace fut condamné à mort. Gérard décida alors de se vouer au silence jusqu'au passage de la lame. Mais par un curieux concours de circonstances, le pays se lança dans une guerre hasardeuse qu'il perdit. Un nouveau régime prit le pouvoir. Les archives du tribunal ayant été bombardées, les garde chiourmes ayant été tués au front, la nouvelle justice ayant d'autres chats à découper, on oublia Gérard Limace dans sa geôle. Le temps passant on ne savait plus très bien ce qu'il faisait là, ni même comment il s'appelait. Il était en prison, voilà tout.


Un jour il mourut de sa belle mort comme disent les gens libres. Il fallut bien retrouver son identité et, dans un fond de tiroir poussiéreux d'une cave condamnée de la prison, on trouva une copie résumée de son maigre dossier. 
Saisi de cette embarrassante affaire le préfet déclara : "quelques soient les circonstances, la justice doit passer". On décapita donc le mort ! Le bourreau confia qu'il n'avait jamais eu un client aussi calme.

On peut voir un moulage de la tête de Gérard au musée de la justice... enfin ... on pouvait ... car le conservateur l'a égarée.

On ne peut pas être plus discret.


Voilà c'est tout

dimanche 14 janvier 2018

Un chouette mec


Jimmy par Louie Travis



Jimmy  était vraiment un chic mec, toujours prêt à rendre service, comme pousser un cri dans la rue quand le silence est trop triste, ou comme aider un verre trop plein à se vider parce qu'il souffre et penche, ou embrasser un tronc d'arbre ( ça nous l'avons tous fait n'est-ce pas ?) mais lui ... il les embrassait sur la bouche. Par exemple, et je dois avouer que c'est le seul homme que j'ai vu dans ma vie faire cela  : il récupérait tous les papiers blancs qui traînaient et composait et écrivait pour eux, soudain, des poèmes. Juste pour que le papier ne soit plus seul. Ensuite il les remettait où il les avait trouvés.
"Ô le soleil comme une flèche  
avec sa douce langue, te lèche
Tu n'est plus un crachat, le soleil t'assèche."
C'est bête à dire mais les papiers semblaient alors un peu heureux. Ils s'envolaient volontiers à travers la ville.

Voilà tout.




samedi 13 janvier 2018

vendredi 12 janvier 2018

L'aphorisme de la semaine

Celui qui voit la paille dans le grenier de son voisin, ne voit pas la poutre vermoulue dans le sien.
(Jean-François Mathé)

dimanche 7 janvier 2018

Une histoire simple qui aurait s'appeler "de fil en aiguille" ou bien "en deux phrases"


Octave Riendedans


Octave  Riendedans négociant de crânes en gros (pour les facultés de médecine et les loges maçonniques) acheta un terrain à la campagne, un peu au-delà de Birbire-sur-Troupiau, charmant village de montagne à gauche en allant vers Birbire-en-Valois ; il y fit construire une demeure avec tout le confort (équipée même de chauffe-pieds automatiques ce qui, vous en conviendrez est assez savoureux ) ; donc ce terrain appartenait en propre à Martine Veul de Veul, une fille fantasque qui jouait de la musette de cour le dimanche à l'église ( https://www.youtube.com/watch?v=8ZjpKtGt7T0 ) ; 


Martine Veul de Veul
  

elle avait pour amie Sylvie Liretirepointe qui fut jadis accusée - à tort - d'avoir empoisonné un lointain cousin amoureux d'elle, or elle préférait les filles (mais cela doit rester secret, je compte sur vous) ; d'ailleurs elle repoussa toutes les avances et les offres de fiançailles, et notamment celle de 

Sylvie Liretirepointe  

Martin Gimtruf dont le visage était pourtant fort agréable et les manières sans reproche, ses yeux globuleux avaient fait fondre plus d'une donzelle, 
Martin Gimtruf 

 mais lui n'aimait que la belle Sylvie et en désespoir de cause il se pendit un soir de Noël dans la grange de son cousin  Hubert Mainmise  qui, par le plus grand des hasard connaissait bien Octave  Riendedans  puisque c'est lui qui le fournissait en crânes et qui lui avait dit : " vous cherchez un terrain pour passer votre retraite ? je connais une ravissante parcelle sur une pente ensoleillée du côté de Birbire-sur-Troupiau", n'est-ce pas cocasse ?
 Hubert Mainmise 




 Octave Riendedans


Voilà c'est Tout !

Dessins Louie Travis

Neige ?




ça commence bien quand même


samedi 6 janvier 2018

mercredi 3 janvier 2018

Jean-Louis aime le contact



Jean-Louis avait été ... comment dire ... arrachée à sa mère ... Il ne voulait pas naître ... Il ne voulait pas entrer dans votre monde de dualité ... Il ne voulait pas, c'est tout, c'était son droit... Mais non !

Alors à coups de forceps, et de marteau, et de tourne-vis cruciforme on l'obligea à naître. 
Il avait une sale gueule. Ce qui est rare pour un bébé. 
Sa maman en le voyant eut le hoquet, et les médecins en fermant la porte de la chambre dirent : " ce n'est pas de notre faute".
Jean-Louis grandit ... il le faut bien. Il découvrit qu'il était masculin et non féminin, puisque ce monde impur impose les sexes.
Le haut de son crâne incitait au contact, à la jonction, à la rencontre, à l'union, à l'assemblage, à l'abouchement, bref ... à la fusion.

Dessin de Louie Travis

Alors dans l'hôpital psychiatrique où il vivait (parce qu'il aimait les gens, parce qu'il était déserteur,  parce qu'il croyait dans la liberté, parce qu'il était doux, parce qu'il était anti-militariste,  parce qu'il était anarchiste et végétarien, et qu'il était pour l'amour libre, parce qu'il n'était pas raciste, et même parce qu'il doutait d'un dieu créateur  ) on lui trouva un chapeau à sa taille. 
Il n'aimait pas ça. Et il le proclama.
" Evidemment !" dirent les infirmiers dépités.


Voilà c'est tout.