mercredi 10 juin 2015

Jouissance du monde suite


La suite de ce récit publié dans l'ancien blog (et proposé de nouveau mercredi) est en chemin, elle sera proposée chaque jour. Je vais essayer un truc assez risqué. D'ordinaire les récits sont écrits en entier, relus, travaillés, affinés et diffusés ici sous forme d'épisodes. Pas cette fois-ci. Nous allons cheminer comme les deux cavaliers au hasard des sentes et des vents. Je n'ai qu'une très vague idée de ce qu'il va se passer.
Si vous n'avez pas lu la première séquence il suffit de savoir que le monde que nous allons arpenter est à l'abandon, ou plutôt en pleine renaissance. Comme à Tchernobyl où la disparition de l'homme est, somme toute, salutaire

Chacun son chemin

Moi, je préfère les départementales, à la sortie 14, nous pourrons traverser des villages sans manière, avec des habitués qui boivent sans se cacher, et même joyeusement ; nous irons à l'épicerie-presse-tabac-quincaillerie saluer Mariette qui refuse de s'en aller et fait front à la supérette, là on achète des couteaux ruraux et solides pour quelques pièces ; nous irons chez le boulanger-charcutier qui fait des spécialités sans savoir avec du sang et du gras, en suant, et c'est délicieux.
Vous pouvez filer tout droit, vous arriverez avant moi pour plonger dans la piscine. Baignez-vous bien, je serai en retard... Très, très en retard.

lundi 8 juin 2015

Balthazar fait son marché

Ici les produits sont délicieux !
Et le fromage de chèvre est sublîîîîîîîîme


dimanche 7 juin 2015

Art con-contemporain

Thouars : la chapelle Jeanne d'Arc est désormais le temple de l'art contemporain le plus pur, le plus authentique, estampillé DRAC ( direction cuculturelle)
ça commence bien, ils ont emballé la fontaine !
A cela deux commentaires sont envisageables :
_ la fontaine a été récemment sablée et les ouvriers l'ont protégée en attendant un bon coup de peinture. Un peu court comme explication et un brin vulgaire.
Autre approche plus con-contemporaine :
_ L'eau, source de vie est aussi notre prison, l'artiste veut exprimer ici cette tonitruante et douloureuse évidence : ce qui nous crée nous enferme et nous tue. Nous sommes de minuscules gouttes dans un jet constant et indifférent, de cette source folle et intarissable nous jaillissons brutalement pour d'évidentes vacuités, nous ne voyons la lumière qu'au travers les filtres sales de nos pulsions, la voilà bien la destinée vulgaire.
Ah c'est bien mieux, on comprend mieux désormais la puissance évocatrice de l'art contemporain qui se travestit en chantier pour mieux souligner nos perceptions biaisés.

Bon c'est pas tout ça on m'attend au bistro...

Une petite idée...

Une petite idée peut secouer le monde ... la preuve

samedi 6 juin 2015

La phrase romanesque

J'ai oublié quel saint il fallait invoquer 
quand on a perdu quelque chose
(Balthazar Forcalquier)

vendredi 5 juin 2015