mercredi 21 août 2019

J'ai su rester simple (4 la suite de la suite de la suite)

A lire comme une sorte de roman.

Qu'est ce que je disais déjà ? C'est pas la messe …
Tiens à propos de la messe, vous y allez ? Moi je l'écoute le dimanche à 10 heures France Culture. Bon, au début ça chante, c'est moyen. Après y a quelques trucs que je n'entends pas parce que c'est l'heure de ma toilette et que je me lave les dents. Après donc il y a la lecture d'un minuscule bout d'évangile. C'est le même dans toutes les églises ce jour-là. Le curé dit ensuite un commentaire, on appelle cela l'homélie. C'est très souvent d'une bêtise d'adjudant, genre : « faire le bien c'est bien, faire le mal c'est mal ». Pouf, pouf un signe de croix et je te torche l'affaire. Après quelques propos qui ne mangent pas de pain, on avale l'hostie … Pendant ce temps le type qui joue de l'orgue improvise. C'est horrible, cela me rappelle l'anecdote sur Georges Migot. Comment ? Vous ne connaissez pas Georges Migot ? ?? Mais c'est LE compositeur de Parthenay. Comment ? Vous ne connaissez pas Parthenay ? Bon … Vous voyez Pougne-Hérisson ? Non plus … Bon … en gros, c'est entre Le Tallud et la Ferrière-en-Gâtine.
Donc Migot se rasait quand ça femme lui a dit « mais maître... ( oui elle l'appelait maître en toute simplicité) maître vous travaillez déjà ? » . « Mais non ! » répondit le maître agacé. Alors ils allèrent voir de concert ce qu'était ce son étrange. C'était le chat qui se baladait sur le clavier... L'épouse avait confondu le maître et le greffier !

Bref au moment de la communion, à la messe, sur France Culture, la musique est d'une telle laideur que je pense que l'organiste est parti boire un coup au ciboire ou au café le plus proche, et qu'un chat assure l'intérim.
(A suivre)


mardi 20 août 2019

J'ai su rester simple (3 suite de la suite)

A lire comme une sorte de roman.

Je vous le dis il faut se méfier des écoles.
L'école publique et obligatoire a conduit une génération de gosses dans les tranchées. « Il faut reconquérir l'Alsace et la Lorraine » ont ressassé les instituteurs à moustache et à longueur de cours ; et puis après ils ont fait chanter « et la France eniiiiivréeeee te salue Marééééchaaaaal » alors qu'on envoyait des gosses à Drancy et dans la chambre à gaz. C'est à pleurer.

Et aujourd'hui les instits puent des pieds et de la gueule ! Quand ils n'ont pas une queue de cheval ! Oui ! Parfaitement !

Si l'école doit faire des patrons et des banquiers mieux vaut la brûler! L'école doit faire des hommes libres et heureux. L'école n'est pas la discipline. Faut-il finir bûcheron pour reconnaître un chêne rouvre d'un hêtre ? C'est à chialer.

L'armée, ça oui, ça c'est la discipline. JE SUIS POUR LA CONSCRIPTION ! Un an sous les drapeaux pour toucher à l'os l'école profonde de l'absurdité absolue. On y apprend que devant la connerie il n'y a pas de noirs, pas d'arabes, pas de bourgeois, pas de juifs, pas de jaunes ; il n'y a que des bleus bites ! Plus l'adjudant est con, meilleur c'est. C'est comme un vaccin. Au début on regarde cela avec surprise, cela fait mal bien sûr, et puis on découvre que ce niveau de connerie est si rare qu'il en devient une valeur. On découvre que : « ah … mais c'est chaque jour plus con ? » Et oui ! Et chaque jour apporte sa couche de stupidité. C'est … fascinant. Comme l'univers cela n'a pas de limite...
( A suivre)


lundi 19 août 2019

J'ai su rester simple (suite, 2)

A lire comme une sorte de roman.

Un ami me disait il y a peu : « attention, le contremaître n'est pas contre les maîtres , il est pour ! ».

Tous les mots sont piégés comme les poupées dans les villes après le passage de Daesh. Par exemple le mot : pécher. Il veut dire en réalité manquer sa cible, et non contrevenir à de fumeuses règles. Par exemple : tu attends ton amoureux à cette porte et il arrive par la porte de derrière, alors tu l'engueules parce qu'il n'a pas pris la bonne porte ! Tu es contente mais tu l'engueules ! Alors oui ça c'est pécher, ce n'est pas manger du pied de porc le vendredi ! Pécher c'est d'abord une question de porte.
Tout ça c'est la faute de Saint-Paul. L'apôtre. D'abord apôtre... mon œil ! Il a vu Jésus sur le chemin de Damas, bien après la mort du messie. Un pote m'a dit : « sur le chemin de Damas ça cogne dur, tu passes entre deux falaises, il fait 50° ! Si t'as bu un p'tit coup, c'est sûr t'as des visions. Même à jeun t'as des visions. » Alors comme apôtre, Paul, on fait mieux entre nous. D'ailleurs quand Judas a été disqualifié il manquait un apôtre alors ils ont tiré au sort entre deux candidats : Barsabas ( pas Bartabas!) et Matthias. Matthias a gagné au tirage et Barsabas est allé ce gratter. Tout ça pour dire que Saint-Paul n'est pas plus apôtre que Dédé des Ripaudières ou Gérard de La Boissière-en-Gâtine. En plus Saint-Paul dit que les femmes doivent être voilées et que si elles ont une question, elles doivent la poser à leur époux et surtout pas en assemblée !
Bien après Saint-Paul est arrivé : le MLF  ! Il a fallu attendre 2000 ans, en gros. Elles sont patientes les femmes, y a pas à dire.

( A suivre)

dimanche 18 août 2019

J'ai su rester simple (1)

Texte pour un vague projet de spectacle avec "M" ( pas le chanteur, quelqu'un d'autre), à lire comme une sorte de roman.

Etre drôle, quoiqu'on dise, ce n'est pas un métier de fainéant, je vous le dis. Allez courage, au boulot !
C'est gentil d'être venus. Sans vous je passais la soirée seule. Kevin m'a quittée. Il est devenu homo et il est allé vivre avec Kimberlé qui entre temps a changé de sexe ...bref c'est une longue histoire.
Et … on a beau être seule, cela fait des frais quand même !
Ah je voulais vous dire aussi avant de commencer : je suis quelqu'un de très ordinaire ... comme tout le monde … comme vous en fait.
Ah aussi ! ne soyez pas surpris : à la fin du spectacle, je ne saluerai pas, je me suis fait un tour de reins et je ne peux pas me pencher. Et puis j'ai la nuque raide aussi, mais cela depuis ma naissance.



Je suis née à l'envers les pieds en avant, comme un parachutiste ! La sage- femme a été bien surprise de prendre un bon coup de latte dans sa sale petite gueule. Moi je ne lui avais rien demandé, j'étais bien là-bas, dans le plérôme, ce lieu sans rien avec tout. Là bas, sans dualité, nous ne sommes ni homme ni femme.
Il m'a fallu un an avant de découvrir que je n'étais pas ma mère et … beaucoup plus avant de savoir que j'étais une femme... ou bien un homme … je ne sais pas très bien encore. J'aime planter des clous, je suis un homme ? J'aime mettre des jupons, je suis une fille ? J'aime la bière, je suis un homme ? J'aime faire la sieste, je suis une fille ? J'ai des caprices ... Et il m'arrive d'être jaloux, heu... jalouse ... heu ...Je n'aime pas faire le ménage, je n'aime pas obéir au contremaître suis-je une fille ? Ou un gars ?
( A suivre)

samedi 17 août 2019

La phrase romanesque


Vous n'avez pas le temps de lire ? La phrase romanesque est là pour vous aider, elle est vite lue et votre imagination fait le reste tout au long de la semaine.

Aucune arme ne porte mon nom ... ouf !
(Balthazar Forcalquier)


vendredi 16 août 2019

mercredi 14 août 2019

Dans la coulisse

Dessin de Topor

Des fois il faut trouver des idées. Et parfois on revient bredouille. Pas grave ! Demain ça recommence, souvent il suffit de pas grand chose pour que le texte se déroule sans accrocs majeurs. C'est bizarre. Des fois c'est fatigant, on aimerait bien avoir une imagination moins impérieuse ... Mais c'est plus fort que soi. Ce qu'il faut, absolument, c'est noter l'idée qui passe, quitte à la déplier plus tard, car il n'y a rien de pire qu'une belle idée qui s'est échappée et qu'on ne retrouve plus. Souvent, à la place on adapte un ersatz moins flamboyant, bancal, laborieux, pour tout dire moche, et on finit par le jeter. Et ça, ça c'est cruel !
Voilà c'est tout



mardi 13 août 2019

Au musée de Tours


Au musée des beaux arts de Tours ( belle collection de peintures hollandaises) ils ont trouvé un moyen élégant pour dissuader le visiteur de s'asseoir sur les sièges anciens. Simple et efficace !

lundi 12 août 2019

Un petit reproche à Gracq

J'aime beaucoup, beaucoup, beaucoup Julien Gracq mais il n'est pas sans reproche, en voici la preuve.
Dans "les Carnets du Grand Chemin" il évoque en quelques mots une route des Deux-Sèvres : "Pour quelques unes (les routes) , leur coloration à jamais joyeuse ou sombre est liée à l'attente, à l'anticipation de tristesse ou de bonheur sur laquelle elles s'ouvraient la première fois que je les aies prises : telles les gaies montagnes russes, toujours humides, sous le tunnel des branches entrecroisées, de la route pourtant sans pittoresque qui joint Bressuire à Champdeniers."

Gracq cite Bressuire et pas un mot sur Thouars !  Je viens à son secours en toute amitié en apportant cet additif à son texte .
"Tel ce ruban de queue qui perce la plaine à l'Est de Thouars et file à travers les menhirs vers Poitiers, sans un regard sur la belle église perdue Saint-Martin de Noizé échouée dans les blés en raison de la peste noire qui ravagea le village, une route qui semble nostalgique de l'ancienne voie romaine avant même l'arrivée du christianisme dans ces régions perdues."