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lundi 9 mai 2016

MENTEUR VI ( c'est donc vrai que Jésus fait tout à l'envers)


"Au reste, amenez ici mes ennemis, qui n'ont pas voulu que je régnasse sur eux, et tuez-les en ma présence." Voici ce qui m'enchanta chez Luc (chapitre 19 verset 27) Certaines versions disent même "égorgez" au lieu de "tuez" ce qui ajoute une note assez vive au contexte.

Ah ! voilà qui était concret et voilà qui me faisait souvenir du beau Coran :  sourate 5 dite "de la table servie", verset 42 "Quant au voleur et à la voleuse, à tous deux coupez la main, en récompense de ce qu'ils se sont acquis, en punition de la part d'Allah. Et Allah est Puissant, Sage."

(الله أَكْبَر) "Dieu est  le  plus grand ».


J'aurais aimé être muezzin comme  Bilal ibn Rabâh ( بلال بن رباح ). Mais je n'étais pas noir comme Bilal et ma voix convenait à des incantations plus profanes ainsi qu'on va le voir.

Bien sûr je ne savais pas le sens caché de ces mots, je ne savais pas qu'il y a plusieurs niveaux de lecture. Je croyais par exemple que mentir était le contraire de la vérité. J'étais fort niais, il est vrai.
Je devins alors pèlerin illuminé, hurlant à la face du monde. On me prenait pour un original. Je ne voulais rien d'autre qu'égorger au nom de Dieu. Puisque là était la voie céleste, égorger ou, pour le moins, tailler dans les chairs.

J'échappais sans effort au terrorisme vulgaire. Ces jeunes qui psalmodiaient bêtement me faisaient rire. 



Ce fut une belle époque. Stupide certes, mais riche de folies. Je devins chanteur dans un groupe de rock métal. Mes extravagances avaient séduit le manager, et comme le chanteur du groupe était mort bêtement en tombant d'un escabeau, on me demanda de le remplacer. 
Les membres du groupe m'ont vite haï, il est vrai que je m'amusais à chanter, sur scène, du haut d'un escabeau, et cela ne les faisait pas rire du tout.




Je retrouvais là de vieux amis, du temps de mes folies extrêmes, quand je divaguais le crâne rasé et le bras tendu, hurlant des bêtises, des allégeances au chef... le "chef" ... aujourd'hui ce mot me fait rire aux larmes, mais pas à l'époque.

J'ai regretté, un peu, de ne pas avoir le tatouage " 8/8" sur la poitrine. 
Mais en réalité nous ne jouions que devant des vieux dans des  festivals fort doux. Les filles néanmoins étaient assez  vulgaires et ne savaient pas boire de la bière. Dommage ! Evidemment j'ai croisé là de vieux copains fachos, ils avaient pris du bide et restaient échoués sur des conneries, dans le genre "Ein Volk, ein Reich, ein Führer " ( Un peuple, un empire, un chef). 
Bref .
Grâce aux cachets je me suis offert un voyage en Grèce. 


Et c'est là que j'ai découvert le sens caché de ce qui est dit au début de ce paragraphe.


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