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jeudi 5 mars 2015

massacre 24

24

Résumé : Ah il y a le Champagne aussi, mais il réservé pour le dernier chapitre avec les confettis et les biscuits à la cuillère.

Le planton alerté par les gémissements de Legrandu vit l'inspecteur avec son visage en sang. Les secours appelés, le procureur avisé, les gendarmes informés, le plan épervier déployé partout sur les routes autour de Thouars, et bien sûr la direction du journal « Le Courrier de la République » mise au courant le lendemain en fin d'après-midi par la secrétaire inquiète de ne pas avoir vu Balthazar depuis un bon moment. Elle appela l'hôpital en vain, les chausettes à clous (gendarmes) en vain, les cognes (flic) avec succès si l'on peut dire .

_ Cela devait finir comme ça dit le directeur. Il devenait de plus en plus bizarre ce con de Balthazar!

_ Qu'est-ce qu'il picolait et quel emmerdeur, dit le cul de plomb ( secrétaire de rédaction) mais quand même de là à violer une gosse ?

_ Je te dis je ne l'ai jamais trouvé net ce type. Tu lui connaissais une copine ? Non ? Eh ben tu vois ! Même les stagiaires en jupon il ne les a jamais pelotées.

_ Pas comme toi ! ( on se tutoie dans la profession, c'est une tradition).

_ Eh alors on n'est pas de bois ! En tout cas c'est pas moi qui irais tuer une enfant. Bon ! Assez déconné on fait la « Une » dessus, on met le paquet. On tape fort. On va vendre du papier.

Au fond de la rédaction une jeune femme leva la main, c'était la correctrice :

_ Oui, mais la présomption d'innocence ?

_ La quoi ? Demanda en rigolant le directeur. Allez on fonce les cocos, bouclage dans quatre heures, on a tout juste le temps. Pensez à appeler ses copains, s'il en a. Les élus, ses ennemis qui sont légion et tout le toutim. Moi je m'occupe d'envoyer quelqu'un à sa place à Thouars.

Le photographe fit la grimace, il n'avait pas grand chose en archive : Balthazar ne venait pas aux arbres de noël du journal, il n'était même pas venu chercher sa médaille du travail. Il y avait bien un vague cliché pour le départ en retraite de Jako Flanur, mais on le voyait au fond de la salle et il avait d'évidence déjà pas mal picolé... C'est con mais un journaliste prend cent photos par semaine et l'on n'a pas un cliché de lui. Le syndicat sollicité, fournit finalement une photo d'identité en renaclant. Alors on fit appel au dessinateur du journal pour composer, comme une BD, les étapes Baltahzariennes : ses débuts dans d'obscures rédactions perdues en forêt ou abandonnées au fond des plaines, ses rancœurs, ses caprices, ses colères, sa solitude, ses ivresses, et pour finir une représentation fort émouvante du drame : Balthazar grimaçant au-dessus d'une fillette en sang.




A SUIVRE LUNDI


2 commentaires:

  1. ça devient de plus en plus gore ton feuilleton Balthazar...Beurk !
    Tu règles tes comptes de combien d'années de frustration ?

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  2. Ah mais c'est pour rire, c'est une fiction, c'est du roman. A part les bouteilles qui, elles, sont authentiques, toute cette histoire - comme les précédentes - sont de pure imagination.

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