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dimanche 12 juin 2016

MENTEUR XXIII




En me traitant de gros con, ce morveux qui avait pourtant la plus grande admiration à mon égard me fit penser à ce jeune moine bouddhiste.


Son maître Zen lui demanda :
_ Maintenant que tu as bien appris, dis-moi qui est le Bouddha ?
_ Maître, le Bouddha est la sérénité, le bonheur, la plénitude et la bonté.
Son maître lui donna un volée de coups de bâton et le renvoya. Cinq ans passèrent.


Son maître lui demanda de nouveau :
 _ Maintenant que tu as mieux appris, dis-moi qui est le Bouddha ?
_ Maître, le Bouddha est la finalité, le but extrême.

Son maître lui donna un magistral coup de pied au cul et le renvoya. Cinq nouvelles années passèrent.



Son maître lui demanda de nouveau :
_ Maintenant que tu as beaucoup médité , dis-moi qui est le Bouddha ?
_ Maître, le Bouddha est la vacuité

Son maître lui donna une gifle appuyée et le renvoya. Cinq années passèrent encore.


Son maître lui demanda de nouveau :
 _ Maintenant que tu as moins de dents , dis-moi qui est le Bouddha ?
_ Maître, le Bouddha... C'est une grosse crotte.

Son maître sourit et l'approcha sur son coeur.

_ Viens frère que je t'embrasse.

Cet enfant sale était devenu lui aussi un grand sage, sans le savoir, ce qui est l'absolu témoignage de la sérénité complète. Et sans que j'intervienne vraiment, ou alors j'étais devenu, sans le savoir non plus, un puissant chaman.

Bouddha n'est pas Bouddha, c'est pour cela qu'on l'appelle Bouddha.





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