Contrairement à toi qui ne reconnait pas tes défauts, moi je reconnais mes qualités.
(Balthazar Forcalquier)
Contrairement à toi qui ne reconnait pas tes défauts, moi je reconnais mes qualités.
(Balthazar Forcalquier)
Les piscines qui furent jadis à la mode partout ne sont plus appréciées du tout en cette époque moderne. Alors elles deviennent des mares colonisées par des grenouilles. L'été, le concert nocturne des batraciens empêche les gens de dormir partout. Et maintenant on regrette le cris joyeux des enfants autour du plongeoir ! Les gens ne sont jamais contents.
Voilà tout.
Voilà tout.
" - Alors belle brune on ne s'ennuie pas seule sur la plage ? "
- " Grrrrrrr ! Ouah ! Ouah ! "
J'ai vu une pierre qui a connu Jeanne d'Arc et Napoléon ... elle est restée de marbre.
(Balthazar Forcalquier)
Il a omis qu'il avait oublié ... du coup, il l'a fait !
( Balthazar Forcalquier)
Tout petit déjà, minuscule arbrisseau, il rebattait les oreilles de ses parents. " Je serai funambule quand je serai grand et puis c'est tout ". Son père, cèdre du Liban majestueux, levait ses branches au ciel. Et pourtant, l'obstiné est devenu funambule et sans câble en plus ! N'est-ce pas la preuve que la volonté peut tout. Sauf peut-être quand elle s'oriente vers la paresse. Et encore ! J'ai bien connu un paresseux qui n'a jamais rien fait et qui faisait bien des envieux.
Un verre de neige vaut un quart de verre d'eau. Dès lors combien vaut une avalanche ? Vous avez deux heures !
Les premiers mots que prononce un bébé, ce n'est jamais "moi d'abord".
(Balthazar Forcalquier)
Voilà tout.
Voilà tout.
J'étais perdu. J'ai croisé alors ce panneau qui n'indiquait rien et me laissait entièrement tranquille. Quelle chance de n'avoir aucune nécessité de prendre à droite ou à gauche, mieux encore de ne pas être tenté. Pas de regrets, pas de remords. La liberté grande !
Voilà tout
Je retrouvai Blaise (Cendrars) au bistro, comme convenu. Il attaquait au blanc-citron-sucre et j’enchaînais. Comme je lui demandais des nouvelles de Woody (Guthrie) il répondit : "tiens le voilà ce bougre de compagnon".
En
effet Woody poussait la porte de l'estaminet et nous rejoignit en
commandant lui aussi
_ Un
rince cochon Monique !
Nous
buvions sec à l'époque, Blaise revenait de la forêt où il avait
goûté à l'Ibadou l'herbe qui télétransporte, et Woody venait
d'écrire sa 1.112e chansons. Il nous la chanta avec cette technique
de guitare qu'il avait lui-même inventée, rugueuse et vive. Le
refrain parlait d'un type qui avait perdu aux cartes après que
sa femme fut partie avec un quincaillier ... enfin un truc comme
ça.
Comme
Julien (Gracq) passait sur le trottoir d'en face la tête dans les
épaules nous le hélâmes ( j'emploie le passé simple pour lui
faire plaisir).
Il
déclina d'abord l'invitation et accepta finalement sur l'insistance
de Blaise. Il commanda une tisane ( avec du rhum dedans), puis
un vin cuit et ensuite un quart de chaume. Nous parlions de voyages
et de Loire. Le temps qui passait était bon. Léonard (Cohen)
toujours en retard nous rejoignit à la nuit tombée. Il était drôle
vous ne savez pas combien.
Et
François (Augiéras) plus fou qu'à l'ordinaire entra en vociférant,
il était vêtu d'un court pagne. Dehors il gelait à pierre fendre.
Il
ne voulut rien. Il avait sa théière, son thé, son brasero et fit
sa propre infusion. Il hurla : " je
vous aime tous."
La
pendule avançait à tâtons.
_ Partons
en bordée ! hurla
Blaise. Il était 22 h 22. Je le suivis, nous prîmes un bateau
dans un port sans nom. Il mit le cap au nord et nous
débarquâmes en Sibérie. Ou bien il mit le cap au sud ... Je ne
sais plus.
On
est foutrement bien au paradis.
Voila
c'est tout !
Détente