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lundi 16 mai 2016

Debout (4... reprise)


L'anarchie c'est simple, ce n'est pas un délire, c'est l'égalité totale. Et c'est l'affaire de chacun ! Et cela suffit ...

L'ordre imposé suscite par nature la révolte et porte donc en germe le désordre, alors que l'ordre sans autorité est respecté, on n'a aucune raison valable de le remettre en cause. De même l'exercice de la liberté n'est pas compatible avec l'exercice d'un pouvoir quelconque, élu ou imposé. A tout moment les personnes déléguées pour mener à bien les taches nécessaires doivent pouvoir être remises en cause si nécessaire. Pas besoin de juristes pour rédiger des codes et fixer des cadres. Les différends sont alors arbitrés par un sage reconnut par les deux parties. Un sage, par forcément un vieux.

Dans le même temps la propriété qui engendre toujours la convoitise est abolie. "Le pire des tyrans ce n'est pas celui qui vous embastille, c'est celui qui vous affame, ce n'est pas celui qui vous prend au collet, c'est celui qui vous prend au ventre" ont dit les anarchistes jugés au procès de Lyon en 1883.

Corollaire naturel : l'Etat doit disparaître puisque sa fonction essentiel, qu'il soit capitaliste ou communiste est de préserver la propriété individuelle ou collective. Dans une société anarchiste tout est à tous, tous travaillent à tout, et chacun prend selon ses besoins. Chacun travaillera dans le domaine qu'il affectionne. Qui aime désherber ( j'en connais) désherbera et n'aura pas moins que celui qui aime enseigner les maths.

A Barcelone, le Ritz avait été transformé en cantine populaire. Des gens qui n'avaient jamais imaginé entrer un jour dans ce palace vinrent y manger simplement. Deux gardes avaient été placés à l'entrée pour veiller à ce que personne ne vienne manger deux fois de suite. Ils n'eurent jamais à intervenir, personne ne chercha à resquiller. Pourquoi manger deux fois quand on a déjà le ventre plein et que demain on pourra revenir ? Le journaliste anglais Langdon-Davis relève même que "très peu de couverts du Ritz disparurent" : le peuple ne se vole pas lui-même

Les Portugais, ceux de la Révolution d'Avril ont inventé cette formule qui résume tout :

"C'est le peuple qui ordonne"!

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