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mardi 31 mai 2016

Debout (13 ... la reprise)







 Toujours la propagande par le fait :Caserio poignarda le président de la République Sadi Carnot, lequel n'avait d'ailleurs jamais gracié un anarchiste, même si celui-ci n'avait pas de sang sur les mains ainsi qu'on l'a vu précédemment. Donc Sadi Carnot entendit pour derniers mots ceux de son assassin "Vive la Révolution!". Caserio fut condamné à mort et lorsqu'il quitta sa cellule de la prison Saint-Paul de Lyon pour monter à l'échafaud, un orage éclata et, le croirez-vous, la foudre frappa la guillotine... Un signe de Dieu ? Non, la plupart des anarchistes sont athées, mais pas tous.


Ainsi allait l'anarchie en ce temps, avec une presse active et des poètes. De beaux poètes comme Jean Richepin, écoutons " les oiseaux de passage : "l'air qu'ils boivent ferait éclater vos poumons (...) fils de la chimère, des assoiffés d'azur, des poètes des fous, et le peu qui viendra d'eux à vous c'est leur fiente".  

Jean Richepin



Le gouvernement ne craignait pas les bombes de quelques exaltés, mais il redoutait les idées anarchistes plus fortes, plus efficaces, plus dangereuses. Fort des lois scélérates, il entreprit un vaste procès qui assembla 25 prévenus accusés d'association de malfaiteurs : des écrivains, d'authentiques bandits, des journalistes, des voleurs. On appela cela le procès des trente parce que 5 avaient pris la poudre d'escampette et notamment Emile Pouget le directeur du "père peinard" journal resté mythique chez les anars. Il y avait là sur le banc : Jean Grave théoricien de l'anarchie, Sébastien Faure également au service de l'anarchie et d'autres... Le procureur eut peur et obtint le huis clos. C'est dire si la république avait peur, mais tous furent acquittés, sauf un voleur. La république n'avait pas encore 20 ans, elle n'avait pas encore affûté ses techniques.

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