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mercredi 24 février 2016

Là, c'est moi (4)




Là c'est moi, je suis parachutiste colonial.  Pouët, Pouët & Cie.  Je viens de sauter. Et j'ai atterri, contre toute attente. J'ai eu peur. Mais j'ai passé la porte. Ce fut une naissance. Plus personne, jamais, ne  me dira ce qui est bien. Grâce aux paras des graines anarchistes ont été semées... en dépit du salut aux galons. J'apprends des choses essentielles : fumer des gauloises bleues, boire de l'alcool, faire bouillir les culasses du fusil dans le casque lourd pour en retirer toute la graisse, pincer avec les dents les détonateurs sur les mèches Bikford. 



Le drapeau, la nation, le chef, toutes ces conneries ne sont plus rien. Celui qui a passé la porte de l'avion devrait avoir appris cela. Alors je dessine des dessins sur la peau des soldats de chambrée, et ils vont se faire tatouer selon le trait : un serpent qui arpente un glaive, parfois un galion dans le dos... Comme moi ils ont souvent décollé et jamais n'ont atterri.
Brevet N° 349663.


Voilà un chant qui m'a toujours plu, contre toute attente. "On s'en fout ! " Cette belle philosophie, elle m'allait comme un gant. J'étais déjà très doué pour le "rienafouting".




Avec mon pote, mon alter ego, je deviens bûcheron en Ariège. C'est une belle aventure. J'ai des envies furieuses de me rouler nu dans les feuilles mortes et je veux mordre les grumes. Des chênes basculent. On fait des trous dans les futaies. On se dit que bûcheron, c'est le meilleur métier pour voyager.
Nous allons parce que c'est lui et c'est moi. J'ai toujours une chemise à carreaux sur le dos. 
Comme diraient les paras, nous sommes "tels les chats maigres".
J'aime pas les chats.

ça va mon vieux Riton ?




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